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"Le cinéma, c’est 80 euros": face à l'inflation, 80% des parents réduisent les activités des enfants

Selon un sondage révélé ce lundi par RMC, 80% des parents d'enfants de moins de 15 ans ont déjà réduit les dépenses sur les activités face à la hausse des prix. Avec l'inflation, pour beaucoup de Français, les sorties en famille deviennent un luxe.

80% des parents d'enfants de moins de 15 ans ont réduit les dépenses sur les activités de leurs enfants, ou envisagent de le faire, en raison de l'inflation. C'est ce que révèle un sondage Opinion Way pour Welcome Family, un fournisseur de jouets et d'équipements pour enfants.

Premier poste de dépense impacté, les repas au restaurant. 46% des parents interrogés déclarent avoir déjà réduit ce type de sorties avec leurs enfants. Mais c'est bien tous les loisirs qui sont concernés: cinémas, musées, zoos ou parcs d'attractions... Tant de dépenses que les familles tentent de réduire au quotidien.

"Les loisirs, on ne connaît pas"

Et s'ils sont nombreux à avoir supprimé vacances et week-ends avec leurs enfants, ou envisagent de le faire, près de la moitié des parents interrogés cherchent tout de même à maintenir ces moments en famille, malgré l'important sacrifice financier. C’est notamment le cas d’Olivier, qui a témoigné ce lundi matin sur RMC.

“Moi, avec mon épouse, les loisirs, on ne sait pas ce que c’est, on ne connaît pas”, affirme-t-il.

"Le plus dur, c'est de se loger"

“Les vacances au ski, on ne sait pas ce que c’est. Les vacances de Pâques, on les passe à la maison, on sort, on va faire du vélo. Si on va au cinéma, pour une famille de quatre personnes, c’est 80 euros la sortie si on prend deux pop-corn et une boisson. Et quand un enfant vous demande ‘papa, est-ce que je peux avoir un paquet de pop-corn?’, vous ne dîtes pas non. J’ai un garçon de 13 ans et une fille de 10 ans. La vie n’est pas facile pour des gens qui travaillent. Je suis fonctionnaire, certains diront que je gagne bien ma vie parce que je suis à 2.200 euros par mois, mais j’ai 23 ans de carrière. Le plus dur pour les gens, c’est de se loger”, confie-t-il, très ému.

Si les revenus modestes sont bien sûr les plus concernés par ces restrictions, les familles plus aisées subissent tout autant l'inflation et déclarent, elles aussi, faire plus attention.

Matthieu Limongi avec Guillaume Descours