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Retraites: entre 14.000 et 150.000 manifestants contre les retraites, samedi, à Paris

La marche montée par des organisations de jeunesses contre la réforme des retraites, et soutenue par la France insoumise, a réuni, selon les comptages, entre 14.000 et 150.000 personnes.

Une mobilisation, certes, moins forte que jeudi, mais qui reste importante. La marche contre la réforme des retraites, à l'initiative des organisations de jeunesse et soutenue par la France insoumise, a réuni entre 14.000 personnes, selon le comptage du cabinet Occurrence, et 150.000 manifestants, selon les organisateurs.

"Nous sommes 150.000. La #Marche21Janvier est une immense réussite", a écrit sur Twitter Colin Champion, président du syndicat La Voix Lycéenne, quand L'Alternative, autre syndicat étudiant, saluait "une mobilisation très massive à l'appel de la jeunesse". Ce chiffre était également repris par La France insoumise, soutien de la manifestation, et d'autres mouvements de jeunes au sein des partis présents dans le cortège. Les organisateurs se sont, par ailleurs, auto-félicités d’avoir obtenu une mobilisation au moins égale à celle de la marche contre la vie chère d’octobre dernier, qui avait drainé 140.000 participants d’après les instigateurs, 30.000 selon la police.

Selon le décompte du cabinet Occurrence, le cortège n'était constitué que de 14.045 personnes entre la place de la Bastille et celle de la Nation. Une source policière a, elle, estimé l'affluence à 12.000, bien qu'aucun comptage officiel de la préfecture de police n'ait été réalisé. Deux jours auparavant, la journée nationale de mobilisation contre la réforme des retraites avait réuni entre 80.000 et 400.000 à Paris, selon les estimations de la police ou de la CGT.

Maintenir la pression

Au sein du cortège, les manifestants souhaitaient maintenir la pression sur le gouvernement:

"Il faut vraiment rien lâcher. Ce combat sur les retraites va être déterminant. Il faut qu'on soit tous nombreux et tous mobilisés le plus possible", explique à RMC, Julien, professeur dans un collège de Seine-Saint-Denis.

D'autres craignent une démobilisation, que la forte mobilisation de jeudi ne soit que qu'un coup d'un soir,d'autant que la prochaine date de mobilisation se trouve le 31 janvier: "au fond de moi, je crains que les gens aient donné une fois et qu'ils se démobilisent", craint Jean-Marc, jeune retraité venu exprès de Vendée pour manifester à Paris.

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Mélenchon: Macron "veut tout transformer en marchandise"

Dans le cortège, de nombreux élus de gauche étaient présents. Jean-Luc Mélenchon a pris la parole en haut d'un char. Il a notamment dénoncé la façon d'Emmanuel Macron de "tout vouloir transformer en marchandise". Chez les élus écologistes, même si le parti EELV n'appelait pas à manifester, plusieurs députés ont fait le déplacement comme Sandrine Rousseau ou Sandra Regol. Côté insoumis, Mathilde Panot ou François Ruffin étaient aussi présents, tout comme la député Aurélie Trouvé qui souhaite multiplier les initiatives pour conserver la mobilisation:

"On va organiser des centaines de meetings, de cafés populaires, du porte à porte. Tout le monde avec ses moyens doivent dire on n'est pas obligé de subir, on peut gagner"

Plusieurs syndicats lycéens étudiants appellent déjà à des Assemblées Générales mercredi prochain, pour de possibles blocages des universités et des lycées. D'ici là, le projet de loi doit être présenté lundi en Conseil des ministres.

Maxime Martinez avec Romain Cluzel et AFP