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Ils passent au vert quand la vitesse est respectée: comment fonctionnent les "feux tricolores récompenses"?

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L'objectif est de fluidifier le trafic et d'inciter au respect des limitations.

On les appelle les feux "récompenses". Les feux tricolores dits "récompense", qui passent au vert lorsque les limitations de vitesse sont respectées, sont désormais autorisés sur les routes françaises.

Ce feu "comportemental" détecte les véhicules en approche ainsi que la vitesse des usagers et passe au vert lorsque ceux-ci respectent la limitation de vitesse, a expliqué la Sécurité routière. L'objectif est de fluidifier le trafic et d'inciter au respect des limitations.

Selon l'arrêté publié vendredi au Journal officiel, ces feux ne sont valables qu'en agglomération et ne peuvent être installés au niveau des passages piétons, des intersections et à proximité du panneau d'entrée d'agglomération.

A l'inverse, les feux dits "sanction", qui passent au rouge lorsque l'usager dépasse les limitations de vitesse, demeurent interdits.

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"Une excellente nouvelle"

A Verberie, dans l'Oise, les 3.800 habitants ont pu tester ce système de feux "récompense" depuis 2 ans. Au volant de sa petite citadine, Réjane, retraitée, apprécie... tout en jetant un oeil à son compteur de vitesse: "J''essaie de réduire la vitesse à 30 pour que le feu reste au vert. Je trouve ça très bien" confie-t-elle, au diapason d'autres automobilistes désormais habitués. Même s'il suffit d'un seul automobiliste un peu trop pressé pour que le feu reste rouge. 

Sur RMC, Pierre Chasseray, délégué général de l’association 40 millions d’automobilistes, estime que "C'est une excellente nouvelle": 

"Cela évite les bouchons, c'est du 100% gagnant-gagnant. Ils ont tout pour plaire aux automobilistes. On met en place un système qui profite à tous" 

Environ 1.000 feux "récompense" étaient déjà utilisés par certaines communes en France, d'après les estimations du Syndicat des équipements de la route transmises par la Sécurité routière. L'arrêté a été pris à la suite d'expérimentations dans quelques villes et d'un groupe de travail durant l'année 2020.

Une sécurité qui a un prix, de l'ordre de 10.000 euros, plus cher qu'un simple dos d'âne.

Martin Cadoret et Xavier Allain