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Mort d'Elizabeth II: de l'inquiétude à l'annonce, le récit d'une journée historique

La reine Élizabeth II est décédée ce jeudi, à l'âge de 96 ans. En début d'après-midi, un communiqué indiquant que l'état de santé de la reine était préoccupant, saisit tout un pays. Les heures suivantes, la famille arrive au château de Balmoral, en Écosse et les journalistes de la BBC s'habillent de noir. À 19h30, heure française, la nouvelle tombe...

La mort de la reine Elizabeth II, ce jeudi, a choqué le monde entier. En début de semaine, elle était apparue souriante et debout, pour rencontrer la nouvelle première ministre britannique, Liz Truss. Elle avait, mercredi, annulé une réunion à laquelle elle devait participer.

A 13h30 (heure française), Buckingham Palace publie un communiqué, indiquant que les médecins de la reine sont inquiets pour sa santé et qu'ils recommandent qu'elle reste sous surveillance médicale. À partir de ce moment, le royaume retient son souffle et l'inquiétude grandit d'heure en heure.

La presse britannique affirme quelques minutes plus tard que les membres les plus proches de la famille sont en route vers le chemin de Balmoral, en Écosse, où se trouve la reine.

Les journalistes de la BBC vêtus de noir

Sur la BBC, la chaîne nationale, le ton est grave. Les programmes habituels sont coupés pour se concentrer sur l'état de santé de la reine. Les journalistes apparaissent vêtus de noir, alors qu'ils ne l'étaient pas auparavant. Les signes sont inquiétants car ces changements correspondent à la fameuse opération "London Bridge is down" (le pont de Londres est tombé), un protocole préparé spécialement pour le décès de la reine.

Dans l'après-midi, Britanniques et touristes se massent devant Buckingham Palace. Malgré l'inquiétude, l'espoir est toujours là chez certains.

Vers 18h (heure française), sept membres de la famille royale, dont plusieurs fils de la reine, arrivent à Balmoral après une heure de route depuis l'aéroport d'Aberdeen, au nord-est de l'Écosse.

"La reine est morte paisiblement"

Une heure et demie plus tard, l'annonce est faite par la BBC et par Buckingham Palace. La reine Elizabeth II est morte "paisiblement" dans l'après-midi, à l'âge de 96 ans, dans son château de Balmoral. L'hymne national est diffusé et le message est répété plusieurs fois par le présentateur, ému.

À Buckingham Palace, comme le veut le protocole, une affiche avec le même message "The Queen died peacefully at Balmoral this afternoon" (la reine est morte paisiblement à Balmoral cet après-midi), est affiché sur les grilles et les drapeaux sont mis en berne.

Quelques minutes plus tard, la première ministre Liz Truss s'adresse à la nation depuis le Ten Downing Street. Elle évoque un "choc pour la nation", et salue une souveraine symbole de "stabilité". La reine a été "aimée et admirée" par tout le peuple britannique, touchant la vie de "millions de personnes dans le monde".

"Notre nouveau chef d'État, Sa Majesté le roi Charles III"

Liz Truss annonce aussi le nom que prend le nouveau souverain. "Aujourd'hui, la Couronne passe, comme elle l'a fait pendant plus de mille ans, à notre nouveau monarque, notre nouveau chef d'État, Sa Majesté le roi Charles III".

Le nouveau roi publie, à son tour, un communiqué via le compte Twitter de la famille royale. Il évoque une "grande tristesse" et "pleure la mort d'une monarque chérie" et d'une mère très aimée".

Depuis cette annonce, les hommages affluent du monde entier. Emmanuel Macron salue "une amie de la France" qui "a marqué à jamais son siècle", elle "restera à jamais une partie importante de l'histoire de notre pays", déclare, de son côté, le Premier ministre canadien Justin Trudeau.

Israël salue une "figure exceptionnelle" et une "dirigeante unique" et la Russie souligne que "pendant de nombreuses décennies, Elizabeth II jouissait à juste titre de l'amour et du respect de ses sujets, ainsi que d'une autorité sur la scène mondiale".

Dix jours de deuil national vont maintenant être respectés.

Kévin Gasser (édité par Astrid Bergere)