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"Cela renforce notre envie": à Pierre-Bénite, la police municipale visée par des dealers?

Plusieurs véhicules de la police municipale de Pierre-Bénite (Rhône) ont été incendiés dans la nuit de vendredi à samedi. Selon le maire, il pourrait s'agir d'un acte de vengeance de la part de dealers locaux, contre qui la municipalité est entrée en lutte.

Qui en veut à la police municipale? A Pierre-Bénite (Rhône), près de Lyon, huit véhicules municipaux dont deux véhicules de police ont été incendiés dans la nuit de vendredi à samedi. Le feu volontaire aurait d'abord enflammé un véhicule de police avant de se propager à d'autres voitures, toutes garées dans une enceinte municipale. Mobilisés, les 17 pompiers sont parvenus à éteindre les flammes après plus de deux heures de lutte.

Une enquête est en cours mais selon les images de vidéosurveillance, il y aurait au moins un incendiaire, filmé accompagné. "On va retrouver ces incendiaires et je peux leur dire qu'ils ne vont pas dormir sur leurs deux oreilles", prévient ce lundi sur RMC et RMC Story Jérôme Moroge, le maire LR de Pierre-Bénite. "La police municipale a été visée, et ce n'est pas la première fois. Déjà pendant les fêtes, il y a eu un tir de mortier contre le poste de police municipale", ajoute le maire.

Les points de deals harcelés par la police municipale

Selon la presse locale, il pourrait s'agir d'une vengeance de la part de dealers locaux, ce que pense également le maire: "On a vu l'Etat reculer, avec la présence de la police nationale qui a diminué. Les communes pallient à ces absences avec la police municipale qui a renforcé son action. J'ai moi-même pris un arrêté municipal mettant en place un couvre-feu pour les mineurs, et un autre contre les attroupements", défend Jérôme Moroge.

"On a aussi une politique de harcèlement des points de deal qui sont connus de tous. Et quelques jours après cette accentuation de notre politique, nous avons cet incendie", déplore le maire. Malgré "l'écœurement et la colère" des policiers municipaux, "cela renforce notre envie de donner un coup de pied dans la fourmilière", poursuit Jérôme Moroge qui estime que la police municipale ne fait que son devoir et que "la motivation et la mobilisation des agents restent intactes".

Et si la coopération avec la police nationale se passe bien, le maire déplore l'absence de l'Etat: "On est laissé bien trop souvent face à nous-mêmes. Il y a eu une réorganisation il y a quelques mois qui fait que le commissariat de la ville est fermé la nuit. Et après plusieurs mois d'expérimentation, on voit moins de policiers nationaux sur le terrain", assure l'élu.

G.D.