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Coupe du monde : "un dispositif semblable à ce que l'on a eu pendant les Gilets jaunes", explique SGP Police

La finale de la Coupe du monde, opposant la France et l’Argentine, débutera ce dimanche à 16h. Coup d’oeil sur le dispositif de sécurité mis en place à Paris et en région, grâce au délégué national du syndicat SGP Police, Sébastien Watiotienne.

À quelques heures de cette finale tant attendue entre l'Argentine et la France, les mesures de sécurité sont renforcées pour éviter tout débordement de violence... notamment à Paris où les Champs Elysées seront fermés à la circulation pour accueillir un maximum de supporters en toute sécurité en cas de victoire.

Sébastien Watiotienne, délégué national du syndicat SGP Police, était invité de la Matinale Weekend sur RMC afin d’évoquer en quelques mots ce dispositif exceptionnel de sécurité. Il a notamment tenu à souligner la première des priorités pour les forces de l’ordre ce soir, qui est “de maintenir cet esprit de fête. C’est avant tout une rencontre sportive où les gens vont venir fêter la victoire et nos collègues sont avant tout là pour respecter cela”. Si victoire il y a, bien-sûr.

Pour que les festivités se déroulent au mieux, le délégué SGP explique que l’accent sera notamment mis sur le filtrage directement entamé dans les transports en commun. Puis, “les collègues seront aussi vigilants sur les attroupements, ou ce qui peut s’apparenter à des bandes et des groupes”.

Sébastien Watiotienne se réjouit d’ailleurs de la situation météorologique, alors qu’une température de -2°C est attendue sur les Champs-Elysées à 16h, au moment du coup d’envoi du match. “Il est évident que la température, pour le coup, donne un avantage à mes collègues. Ils seront dotés des CRS et des canons à eau, et quand il fait -2 degrés, être arrosé n’est pas très agréable”, lance-t-il.

Un dispositif de sécurité “massif”

Au total, 14.000 policiers et gendarmes seront mobilisés sur tout le territoire, soit 4.000 de plus que lors de la demi-finale. Rien qu’à Paris, 2.750 policiers et gendarmes seront déployés, là encore, c’est 500 de plus que mercredi dernier.

“C’est très difficile de dimensionner un dispositif puisque (...) en fonction de l’actualité et des résultats, tout peut changer. (...) 14.000 c’est un dispositif assez massif, c’est à peu près ce qu’on avait eu au moment des Gilets jaunes donc ce n’est pas rien”, juge Sébastien Watiotienne.

Cette fois, l’avenue des Champs-Elysées et la Place de l’Etoile seront fermées à la circulation… car en cas de victoire des Bleus, les autorités s’attendent à voir plusieurs centaines de milliers de personnes sur la plus belle avenue du monde, où le stationnement a été interdit.

Les Champs-Elysées d’ailleurs, là où une quarantaine de membres de l’ultradroite avaient été arrêtés après France-Maroc alors qu’ils s’apprêtaient à venir troubler les célébrations, subiront-elles de nouvelles dégradations? Personne ne peut le prédire. Toutefois, sur la problématique de ces extrémistes de l’ultradroite, le délégué national SGP Police estime qu’il est plus facile de surveiller ces bandes, “car ils sont plus structurés et ils sont sur les réseaux sociaux. Donc mes collègues du renseignement ont un vrai regard vigilant sur ces groupuscules”.

Plus globalement, la gestion de ces célébrations est un nouveau test pour les forces de l’odre et les administrations en charge de la sécurité, à désormais moins d’un an avant le début de la Coupe du monde de rugby 2023.

Sébastien Watiotienne pense d’ailleurs qu’il “est indéniable que nous allons être scrutés, notamment par la communauté internationale. Il ne faut pas oublier le fiasco du Stade de France. Là, on envoie un signal fort à la communauté internationale : venez en France, nous sommes opérationnels pour la Coupe du monde de rugby et pour les JO”.

Guillaume Biet, avec Alexis Lalemant