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Des drones vous surveillent sur la route des vacances: "On peut contrôler 15 véhicules en une heure"

A l’occasion de la première vague de départ en vacances, les autorités vont tester les contrôles par drones.

Bison futé voit rouge sur les routes partout dans le sens des départs ce samedi. Depuis vendredi, écoliers, collégiens et lycéens sont tous officiellement en vacances et ce jusqu'au 4 septembre. En attendant, les juillettistes vont en partie prendre la route des vacances. L’occasion pour la police de renforcer les contrôles routiers.

A Saint-André de Cubzac à 25km de Bordeaux en Gironde, la CRS autoroutière d’Aquitaine a testé vendredi un drone pour repérer les infractions sur l’autoroute A10 dans le sens Paris-Bordeaux. L’objectif: détecter d’autres types de délits routiers que les excès de vitesse grâce à la vue en hauteur. Comme par exemple, le dépassement par la droite ou le non-respect des distances de sécurité.

"J’ai été contrôlé parce que j’étais trop près du camion qui était devant moi"

Le dispositif coûterait 10 centimes pour une heure de vol, mais peut être utilisé uniquement par temps clair, pour plus de visibilité. Alors que l’appareil survole la route, la police au sol scrute l’écran. Et à la première infraction les CRS en moto verbalisent sur une aire d’autoroute. "J’ai été contrôlé parce que j’étais trop près du camion qui était devant moi, raconte Celso, chauffeur routier. J’étais en train de dépasser mais rien à dire: c’est la loi".

Résultat: 90 euros d’amende pour non-respect des distances de sécurité. Chez les automobilistes la mesure divise. Julien fait la route de Nantes à Bayonne avec sa famille. "C’est très bien quand le trafic n’est pas chargé. Mais quand il l’est, respecté les distances de sécurité c’est un peu compliqué. Il faut de la prévention, mais je pense qu’il ne faut pas non plus aller trop loin".

"On peut constater des infractions particulières"

Mais pour la police, les contrôles aériens permettent surtout de réduire le nombre d’accidents et d’augmenter le nombre d’interpellations. "On peut contrôler jusqu’à 15 véhicules en une heure, raconte un brigadier de police. Alors qu’en opération normale, on ne peut en faire que 5 ou 6".

"L’avantage c’est d’être sur un point haut, on vole entre 25m et 40m, détaille le capitaine Pascal Gensous, qui dirigeait les opérations vendredi. On peut constater des infractions particulières, comme le non-respect des distances de sécurité, les dépassements par la droite, le maintien sur la voie de gauche, la circulation sur la bande d’arrêt d’urgence… Le dispositif est très simple. On est sur le lieu de décollage de l’appareil, quelques centaines de mètres plus loin on a six motocyclistes qui sont prêts à intervenir par rapport aux informations qu’on va leur donner. Ensuite ils interceptent les véhicules et ils les amènent un kilomètre plus loin pour la verbalisation par des effectifs de notre unité". Les drones vont se déployer tout l’été sur les routes de Gironde. Avant de survoler le reste du territoire français.

Chloé Gandolfo (avec A.M.)