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Dordogne: un magnétiseur bénévole jugé pour viols

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Illustration - AFP

Un septuagénaire est jugé par la cour d'assises de la Dordogne. Il est accusé de viols et agressions sexuelles par 16 femmes qui avaient eu recours à ce magnétiseur entre 2012 et 2020.

Accusé d'agressions sexuelles et de viols par 16 femmes, dont une magistrate, ayant eu recours à ses services de magnétiseur, un septuagénaire est jugé depuis lundi, à huis clos, par la cour d'assises de la Dordogne.

L'homme de 76 ans, qui comparaît aussi pour tentatives de viols, exerçait à titre bénévole en Charente-Maritime. A sa retraite de chauffeur routier, l'accusé s'était converti en magnétiseur et recevait des patients venant de toute la France à son domicile de Tonnay-Boutonne, petite commune proche de Rochefort, pour soigner leurs douleurs.

C'est dans sa salle à manger, où les séances avaient lieu, qu'il aurait commis les actes qui lui sont reprochés entre 2012 et 2020, en profitant de son activité pour abuser de ses patientes. Au total, 16 femmes ont porté plainte, dont certaines pour viols, 13 s'étant constituées parties civiles pour le procès.

16 plaintes au total

La première plainte est déposée en 2018. Selon le quotidien régional Sud-Ouest qui a révélé l'affaire, la victime est une femme handicapée de Charente-Maritime qui accuse le magnétiseur d'agression sexuelle.

Le nom du mis en cause n'échappe pas à la magistrate qui doit juger l'affaire au tribunal de Saintes: elle a été victime du même homme et porte plainte à son tour, en demandant le dépaysement de l'affaire.

L'affaire est rendue publique par la presse en 2020 et d'autres plaintes suivent, tandis que le septuagénaire conteste les faits. En 2008, il avait déjà été accusé d'agression sexuelle sur sa petite-fille, mais ce dossier avait été classé sans suite.

Les débats, qui auront lieu à huis clos, dureront six jours avant un verdict attendu le 19 septembre.

La rédaction avec AFP