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Evasion de Rédoine Faïd: plusieurs défaillances pointées du doigt

Un mois après l'évasion de Redoine Faïd d'une prison de Seine-et-Marne, la ministre de la justice Nicole Belloubet doit présenter ce lundi après-midi les conclusions de la mission d'inspection sur l'évasion du braqueur.

Il est l'homme le plus recherché de France. Après avoir échappé de peu aux forces de l'ordre mardi dernier à Sarcelles (Val d'Oise), Redoine Faïd, qui s'est évadé de la prison de Réau (Seine-et-Marne) en hélicoptère le 1er juillet, est toujours en cavale. 

Ce lundi après-midi, la ministre de la justice Nicole Belloubet va présenter les conclusions de la mission d'inspection sur cette évasion. Lors de cette intervention, elle devrait revenir sur les défaillances qui ont permis au braqueur, aidé d'au moins deux complices, de s'échapper de détention.

Les interrogations

C'est d'abord la prison de Réau elle-même qui a été passée au crible. Et plusieurs défaillances ont été pointées du doigt. Comme l'absence de filins dans la cour d'honneur, qui a permis à l'hélicoptère de se poser. Ou encore les brouilleurs de l'établissement qui n'ont aucun effet sur le réseau 4G, et qui n'empêchent donc pas tous les appels depuis la prison. On peut également citer le survol régulier de drones sur la prison, qui a pu permettre des repérages.

La question des complicités au sein du personnel pénitentiaire a également été soulevée. Le commando armé de Rédoine Faïd savait qu'une porte d'évacuation incendie relie les parloirs à la cour d'honneur.

L'administration centrale est elle aussi au centre des interrogations: a-t-elle suffisamment pris en compte les alertes de la direction de la prison de Réau et de la direction interrégionale? Elles avaient demandé dès le mois de juin un transfert immédiat de Rédoine Faid, pour risque d'évasion. Un transfert qu avait été accordé... mais finalement repoussé au mois de septembre. 

Marion Dubreuil avec C. P.