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Financement d'une villa à Marrakech: Patrick Balkany nie toute corruption

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Le tribunal correctionnel de Paris s'est penché mardi sur le financement du riad de Marrakech de Patrick Balkany dont il nie la propriété. Selon l'accusation, cette villa aurait été un cadeau d'un promoteur saoudien en échange de délais de paiement pour des constructions à Levallois.

La justice s'intéresse depuis mardi au volet de corruption dans le procès des époux Balkany qui se tient toujours au tribunal correctionnel de Paris. Après les débats houleux sur la propriété du riad de Marrakech dont les Balkany sont soupçonnés d'être les réels détenteurs, place à la question de son financement.

Le maire de Levallois est soupçonné d'avoir cédé un marché immobilier d'une valeur de 250 millions d'euros à un promoteur saoudien en échange de pots de vin, qui auraient financé la villa de 2,75 millions d'euros.

Des accusations de corruption démenties avec force. Patrick Balkany s'emporte: non il n'a pas accordé de "traitement de faveur au promoteur saoudien Mohamed Al Jaber. Juste "un traitement VIP". "Je me suis mis en 4 pour qu'il soit content d'investir 250 millions d'euros à Levallois", explique l'élu.

"Pour ne pas vexer le milliardaire"

La justice lui reproche pourtant d'avoir accordé des délais de paiement excessifs au magnat saoudien. Le tout en contrepartie d'une villa à Marrakech et d'autres avantages. Patrick Balkany admet avoir pris à deux reprises l'avion personnel de Mohamed Al Jaber. C'était "pour ne pas vexer le milliardaire", explique-t-il.

Patrick Balkany rejoue même la discussion pour le tribunal: "Take it, take my plane". Le maire de Levallois force l'accent français et fait ensuite la traduction: "Prends mon avion, il va au Canada pour la révision". L'élu explique au président: "Vous comprenez, le Canada c'est à une heure seulement de ma villa à Saint-Martin".

Marion Dubreuil