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Justine Vayrac est morte étranglée selon l'autopsie

Justine Vayrac est morte étranglée selon le rapport d’autopsie, qui confirme les déclarations du suspect en garde à vue.

L'autopsie du corps de Justine Vayrac, la jeune femme de 20 ans retrouvée morte jeudi dernier en Corrèze, a révélé qu'elle avait reçu des coups avant d'être étranglée, a appris l'AFP ce lundi de source proche du dossier. Ces conclusions des médecins légistes confirment les déclarations du suspect en garde à vue. Selon les informations recueillies par RMC, le jeune homme avait avoué aux enquêteurs avoir étranglé Justine Vayrac.

Les résultats des analyses destinées à savoir si la victime a été droguée ne sont pas encore connus. Son corps a été retrouvé à proximité de la ferme du suspect après plusieurs jours de fouilles, menées par 80 policiers et gendarmes.

Justine Vayrac, originaire de Tauriac, dans le département voisin du Lot, avait disparu dans la nuit du dimanche 23 octobre, vers 4h, près d'une boîte de nuit de Brive, "La Charrette", où elle passait la soirée avec des amis.

L'agriculteur de 21 ans poursuivi pour viol, séquestration et meurtre

Selon plusieurs sources, Justine Vayrac se serait sentie mal en discothèque après avoir bu quelques verres d'alcool et aurait décidé de partir dormir dans sa voiture. Elle aurait alors croisé la route du suspect, une "connaissance" selon un ami de la jeune femme, qui l'a laissée avec lui puis est reparti dans la boîte de nuit.

Agé de 21 ans, le suspect, un agriculteur résidant dans la commune de Beynat, à 15 km de Brive, a été incarcéré. Il est poursuivi pour viol, séquestration et meurtre. Il avait avoué jeudi dernier à la fin de sa garde à vue "avoir tué la victime alors qu'ils étaient tous deux à son domicile et qu'ils venaient d'avoir un rapport sexuel consenti", selon le parquet.

Il a également déclaré aux enquêteurs avoir "donné un coup de poing" à la jeune femme, mère d'un enfant de deux ans et demi, et s'être servi d'un "engin agricole" pour "enfouir le corps" en forêt.

LP avec Guillaume Biet avec AFP