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Plaintes visant Chrysoula Zacharopoulou: une association avait déjà recueilli des témoignages

La secrétaire d'Etat chargée du Développement, de la Francophonie et des Partenariats internationaux, Chrysoula Zacharopoulou, est visée par deux plaintes pour viol dans le cadre de sa profession de gynécologue. Une association avait déjà reçu des témoignages de femmes se disant blessées et humiliées après une consultation.

Une enquête a été ouverte après le dépôt de deux plaintes pour viol contre la secrétaire d'Etat chargée du Développement, Chrysoula Zacharopoulou. Gynécologue de métier et spécialiste de l'endométriose, les faits reprochés auraient été commis dans le cadre de consultations avec des patientes, comme l'a révélé Marianne mercredi. Des femmes lui reprochent des pénétrations pratiquées sans leur consentement lors d'un examen médical.

Selon l'association "Stop aux Violences Obstétricales et Gynécologiques", plusieurs autres femmes, au travers de témoignages, dépeignaient déjà une gynécologue aux pratiques difficiles. Trois femmes ont témoigné de violences psychologiques auprès de l'association Stop VOG. Des remarques violentes qui auraient été prononcées lors de consultations avec la gynécologue, comme l'explique Sonia Bisch, fondatrice de l'association.

"Il ne s’agit pas du tout des plaignantes. Ce sont des personnes qui n’ont pas porté plainte. Des témoignages font état de pressions pour accepter des traitements, des opérations. Elles se sont senties humiliés, vraiment violentées. Ce sont leurs termes. Et beaucoup sont sorties en pleurs du cabinet."

"Quand on voit l'auteur de violences à la télé, on se dit qu'on ne peut plus se taire"

Chrysoula Zacharopoulou est depuis le 20 mai secrétaire d'Etat. Selon Sonia Bisch, c'est sa médiatisation qui a pu permettre de libérer la parole de ses patientes.

"Il y a énormément de tabous concernant ces violences. Il n’y a pas encore de gynécologue qui a été condamné pour viols gynécologiques. C'est normal que les victimes aient du mal à dénoncer. Quand on voit l'auteur de violences à la télé, on se dit qu'on ne peut plus se taire. C'est pour ça, je pense, que ça déclenche des plaintes."

Enfin, Sonia Bisch rappelle que Chrysoula Zacharopoulou travaillait sous la direction d'Emile Daraï, à l'hôpital Tenon à Paris, visé lui par 25 plaintes de patientes pour viols et violences gynécologiques.

Maxime Levy (édité par J.A.)