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Seine-Saint-Denis: 23 personnes en garde à vue, soupçonnées d'avoir délogé des squatteurs

Des squatteurs auraient été délogés d'un pavillon par 23 personnes, qui ont été placées en garde à vue, en Seine-Saint-Denis le week-end dernier.

Après 48h de garde à vue, 23 personnes soupçonnées d'avoir expulsé de force trois personnes désignées comme étant des squatteurs, ont été libérées lundi soir.

Tout commence samedi à Bobigny, en Seine-Saint-Denis. Après avoir plusieurs fois alerté la police, le propriétaire d'un pavillon décide de se faire justice lui-même.

Le propriétaire affirme que ces deux hommes, cette femme et ce chien se sont installés depuis début novembre, en toute impunité, dans son petit pavillon. Ils y auraient fracturé les portes, dégradé le mobilier et l'auraient lui-même menacé de mort. Excédé, l'homme relaie son histoire sur les réseaux sociaux.

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Une facture EDF au nom des prétendus squatteurs établie

Plusieurs habitants touchés par la situation proposent d'intervenir. Samedi soir, ils sont une vingtaine à pénétrer dans le logement. Le groupe expulse les prétendus squatteurs et l'un d'entre eux reçoit des coups de barre de fer au niveau de la tête.

Le groupe de 23 personnes, dont le propriétaire, est placé en garde à vue pour "dégradations", "violences en réunion" et "violation de domicile". Car rien ne prouve à ce stade que les prétendus squatteurs occupaient le logement de manière illégale, explique le parquet de Bobigny. Une facture EDF a récemment été établie à leurs noms. Est-ce un différent entre propriétaire et locataire qui aurait mal tourné ? Des investigations sont en cours.

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Jean-Baptiste Bourgeon (avec G.D.)