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Violences conjugales: les promesses du Grenelle se font toujours attendre

Les homicides conjugaux ont augmenté en 2019 par rapport à 2018. Et les mesures annoncées par le gouvernement lors du Grenelle dédié se font toujours attendre.

Un bilan difficile à assumer pour le gouvernement qui a fait des violences conjugales la grande cause du quinquennat... 146 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex compagnon l'an dernier, 25 de plus qu'en 2018. Les associations dénoncent l’absence d’une politique ambitieuse et le retard des mesures promises lors du Grenelle contre les violences conjugales.

Premier retard, celui du numéro d’urgence pour les femmes victimes de violences, le 39 19. Aujourd’hui actif de 9h à 19h du lundi au samedi, il devait être opérationnel 24 heures sur 24 d’ici à la fin de l’année. Ce ne sera pas le cas avant le printemps prochain.

Des places d'hébergement supplémentaires fantômes ?

Même retard pour les bracelets anti-rapprochement, ces dispositifs qui permettent de géolocaliser un conjoint ou un ex compagnon violent et de le maintenir à distance grâce au déclenchement d’un signal. Les associations regrettent que le lancement de l’appel d’offre ait tardé. 1000 premiers bracelets vont tout de même être déployés en septembre mais ils ne seront généralisés qu’en 2021.

Enfin, 1000 places d’hébergement d’urgence supplémentaires ont été créées cette année pour les victimes de violences conjugales. C’est ce qu’assure l’ex-secrétaire d’Etat à l’égalité femmes-hommes en mars dernier. Mais les associations disent avoir des difficultés à identifier ces lieux d’accueil malgré des demandes formulées auprès du ministère en charge du logement.

Margaux Bourdin (avec Guillaume Dussourt)