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Viols entre 1998 et 2008: l'homme soupçonné d'être "le prédateur des bois" présenté à un juge

Un suspect dans l'affaire du "prédateur des bois" a été placé en garde à vue, 24 ans après le premier viol (illustration)

Un suspect dans l'affaire du "prédateur des bois" a été placé en garde à vue, 24 ans après le premier viol (illustration) - LOIC VENANCE / AFP

L'homme de 62 ans interpellé en Seine-et-Marne mardi, soupçonné d'être le "prédateur des bois" va être présenté à un juge, ce jeudi. Cela pourrait être la fin d'un mystère qui dure depuis 20 ans. Le violeur en série, qui avait sévi entre 1998 et 2008 à La Rochelle et en Île-de-France, n'avait jamais pu être interpellé malgré la présence de son ADN.

C'est un nouveau rebondissement dans l'affaire dite du "prédateur des bois". Depuis 20 ans, les enquêteurs sont à la recherche de cet homme qui a violé, volé et séquestré au moins cinq femmes, entre le 4 décembre 1998 et le 8 juin 2008, à La Rochelle et en Île-de-France.

Selon les informations de Franceinfo, confirmées par RMC, un homme de 62 ans a été interpellé et placé en garde à vue en Seine-et-Marne, mardi matin. Celle-ci prend fin ce jeudi matin, le suspect va donc être présenté à un juge.

Les enquêteurs de l’office central pour la répression des violences aux personnes n’ont aucun doute sur son implication puisque son ADN correspond aux traces identiques relevées lors des crimes.

L'information judiciaire avait été ouverte pour "viols avec arme" pour cinq victimes, "séquestration" à l'égard des cinq victimes également et de vol avec arme pour deux d'entre elles.

D’après les informations de RMC, cet homme avait déjà été impliqué dans une affaire d’atteinte sexuelle au début des années 80. Cependant, à l’époque, les prélèvements ADN n’existaient pas. Son profil génétique n’était donc pas dans le fichier, ce qui aurait permis de l’arrêter beaucoup plus tôt.

Il enlevait des femmes âgées de 15 à 19 ans

La police nationale avait lancé, en avril 2019, un appel à témoin pour retrouver ce suspect qui agissait "à chaque fois" selon "le même mode opératoire", avait expliqué à l'époque Philippe Guichard de l'Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP), chargé des investigations.

"Le prédateur des bois" enlevait ses victimes, âgées de 15 à 19 ans, en ville, puis les conduisait dans un bois avant de les violer et de les relâcher.

"Il a agi à visage découvert et son ADN a été retrouvé à chaque fois", avait rappelé Philippe Guichard.

Dans l'appel à témoin, l'homme est décrit comme âgé de 60 ans environ, de type européen, mesurant "entre 1m80 et 1m90", avec des "yeux bleus très clairs", un "regard acier", un "visage émacié" avec des "rides frontales" et des "cheveux grisonnants". Cet appel à témoins était accompagné d'un portrait-robot.

Cependant, une source proche de l'enquête a précisé à l'AFP, que ce ne sont ni l'appel à témoins, ni le portrait-robot qui ont permis d'interpeller le suspect, sans donner plus de détails.

La rédaction avec AFP