RMC

"Vous imaginez que j’aurais pu conduire cette campagne en mentant aux Français?": avant son procès, François Fillon explique pourquoi il n'a jamais renoncé

Poursuivi pour "détournements de fonds publics", l'ancien Premier ministre a attaqué la justice, évoquant "une procédure totalement à charge".

C'était son grand retour médiatique. Trois ans après le "Pénélope Gate" et sa défaite cuisante à la présidentielle de 2017, François Fillon a donné une interview d'1h15 jeudi soir sur France 2 à quelques semaines de l'ouverture de son procès. Et dès le début, l'ancien Premier ministre a tenu à mettre les choses au point: "Je le dis tout de suite, je ne chercherai pas à revenir", a-t-il annoncé.

L'ancien candidat à la présidentielle est revenu sur ce qui lui était reproché et a attaqué d'emblée la justice: "J’ai été traité d’une manière injuste qui n’est pas normale. La procédure qui était conduite contre moi était une procédure totalement à charge", a lancé François Fillon. Il a également refusé de présenter des excuses maintenant que l'emploi pour lequel il rémunérait son épouse Pénélope n'était pas fictif.

"Pénélope a été ma première et ma plus ancienne collaboratrice"

"Vous imaginez un instant que j’aurais pu conduire cette campagne présidentielle en mentant à tous les français ? et en particulier au juge qui m’interrogeait ? Pénélope a été ma première et ma plus ancienne collaboratrice", a assuré François Fillon

Mais l'ancien député de Paris a tout de même concédé des regrets et quelques erreurs: "J’ai fait l’erreur d’accepter des costumes que je n’aurais jamais dû accepter", a-t-il assuré à propos des costumes à 48.500 euros offerts par l'avocat Robert Bourgi. "J’ai surement fait des erreurs dans la conduite de ma défense pendant la campagne mais surement pas sur les sujets qui me sont reprochés c’est-à-dire cette affaire d’emplois parlementaires", a-t-il ajouté.

François Fillon jure qu'il prouvera sa bonne foi devant les Juges. Son procès pour détournement de fonds publics doit débuter le 24 février devant le tribunal correctionnel de Paris. 

Pierrick Bonno (avec Guillaume Dussourt)