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Assemblée nationale: combien manque-t-il de députés à "Ensemble" pour la majorité absolue?

Depuis l'annonce des résultats des élections législatives et l'absence de majorité absolue pour le parti présidentiel, Emmanuel Macron et sa Première ministre, Élisabeth Borne, sont en quête de soutiens pour arriver à combler le manque.

Emmanuel Macron et Élisabeth Borne cherchent tant bien que mal de nouveaux soutiens pour élargir la majorité. Il a manqué 44 députés à la coalition "Ensemble" pour obtenir la majorité absolue. Mais, lors de son allocution ce mercredi, le président de la République, Emmanuel Macron, a semé le trouble. “Il a manqué une trentaine de députés sur 577 et la majorité présidentielle est, en effet, relative”, a-t-il indiqué.

Le président parle donc d’une trentaine de députés manquants, et pas de 44. Jeudi soir, sur LCI, la Première ministre Élisabeth Borne a même précisé le chiffre décisif à atteindre pour pouvoir passer des textes. “Je suis convaincu qu’avec les 252 députés de la majorité, on puisse trouver des députés pour voter des textes. Il nous en manque 37. Au service de notre pays, je suis convaincu que c’est possible”, a-t-elle affirmé.

Des négociations avec les présidents de groupe

Alors comment passe-t-on de 44 à 37 ? Certains élus ont déjà fait savoir qu’ils sont prêts à travailler avec la majorité présidentielle. Comme par exemple Olivier Falorni, député divers gauche de la Charente-Maritime. Il se dit prêt à voter certains textes au cas par cas. D’autres vont même définitivement intégrer la majorité présidentielle. C’est le cas de Stéphane Vojetta, qui avait défié et battu Manuel Valls. Ou encore de Damien Abad, le ministre des Solidarités, et de son suppléant, qui ont tous les deux candidaté sous l’étiquette divers droite.

"Je suis constructif, je vais soutenir tout ce qui va dans le bon sens", confie à RMC l'un de ces élus qui comptent participer à la majorité.

Une position d’ouverture aussi, pour aider le président de la République face à cette situation de blocage pratiquement impossible à résoudre à l’Assemblée. "On doit trouver des équilibres, il ne faut pas que la France tombe dans le marasme et dans les extrêmes", explique-t-il.

Pendant ce temps, les téléphones continuent de chauffer chez la Première ministre Élisabeth Borne, et chez le ministre des Relations avec le Parlement Olivier Véran. L'objectif est de débaucher des alliés supplémentaires. Et depuis jeudi, la Première ministre échange avec les présidents de groupe à l’Assemblée pour connaître leur position. Sont-ils prêts à former une alliance avec "Ensemble" ou à voter certains textes au cas par cas ?

Le service politique de RMC