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"Ça ne me fait pas peur": Elisabeth Borne répond aux critiques

La Première ministre Elisabeth Borne, le 8 juin 2022, à Paris.

La Première ministre Elisabeth Borne, le 8 juin 2022, à Paris. - Ludovic Marin/AFP

Pour sa première interview depuis les résultats des législatives, Élisabeth Borne a tenu à répondre aux critiques. Sur LCI, elle a affirmé que la situation ne lui faisait "pas peur" tout en avouant que trouvait une coalition ne serait pas simple.

Alors qu'Emmanuel Macron a débuté jeudi soir une longue séquence internationale, à Bruxelles, à l'occasion d'un conseil européen, Élisabeth Borne, la Première ministre, prend le relais des consultations politiques. Avec un objectif, sortir de la crise politique après le second tour des élections législatives qui n'a pas permis à Emmanuel Macron d'obtenir la majorité absolue à l'Assemblée nationale.

Pour la première fois, jeudi soir, Élisabeth Borne répondait à une interview depuis les résultats des législatives de dimanche. Sur LCI, elle s’est posée en femme "à l'action", se disant "confiante" dans le fait de trouver une issue à la sortie de crise politique.

Plus technicienne que véritable femme politique, Élisabeth Borne ne serait donc pas assez armée pour affronter l'Assemblée nationale. “Moi, ça ne me fait pas peur”, répond-elle. Face aux critiques, la Première ministre se voit bien en femme de la situation, même si elle reconnaît qu'une coalition sera difficile à trouver.

"Ça ne se fait pas en trois minutes, ça, c’est clair. Les différentes forces politiques représentées à l’Assemblée nationale nous disent ‘non ça, on n’en veut pas et on verra texte par texte’”, indique-t-elle.

Un vote de confiance au Parlement, trop dangereux?

L'exécutif opterait donc pour la stratégie du coup par coup en tentant de convaincre sur chaque texte des députés de droite et de gauche.

“Je pense qu’on peut trouver des majorités avec les partis républicains. On partage un certain nombre de choses, notamment la vision sur un projet européen, la liberté, l’égalité, la fraternité, la laïcité. Avec beaucoup de députés à l'Assemblée nationale, je suis convaincue qu’on peut construire des majorités”, assure-t-elle.

Des majorités peut-être pas si larges puisqu'Élisabeth Borne ne sait pas si elle sollicitera un vote de confiance au Parlement, début juillet. Le principal risque étant de voir son gouvernement renversé.

Paul Barcelonne avec Guillaume Descours