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EN DIRECT - Assemblée nationale: Elisabeth Borne reçoit les présidents de groupes

Après le second tour des législatives, qui a vu la majorité d'Emmanuel Macron se réduire considérablement, les discussions sont nombreuses pour tenter de trouver des solutions et pouvoir gouverner pendant cinq ans. Le président de la République a reçu les principaux leaders politiques à l'Elysée. La répartition des rôles à l'Assemblée nationale occupe aussi les débats. Aurore Bergé a été élue présidente du groupe Renaissance. Olivier Marleix sera lui à la tête des députés LR. Mercredi soir, Emmanuel Macron a pris la parole pour appeler les oppositions à faire preuve de responsabilité. La Première ministre Elisabeth Borne reçoit également les présidents de groupes.

E. Borne reçoit les présidents de groupes parlementaires jeudi et vendredi

La Première ministre Elisabeth Borne recevra à Matignon ce jeudi soir et vendredi toute la journée les présidents de groupes parlementaires, nouvellement élus à l'Assemblée nationale, annonce Matignon à RMC.

Marine Le Pen présidente du groupe RN à l'Assemblée

Marine Le Pen, réélue députée au second tour dans le Pas-de-Calais dimanche, a été désignée "par acclamation" présidente du groupe RN à l'Assemblée nationale.

"Nous avons reçu une seule candidature à la présidence du groupe RN, celle de Marine Le Pen. Je vais demander à mes chers camarades, chers collègues, de procéder à un vote non pas à main levée mais par acclamation de Marine Le Pen à la tête du groupe", a déclaré le président de séance, Sébastien Chenu, député du Nord.

Les 89 élus lui ont ainsi réservé une "standing ovation" dans les locaux du Palais Bourbon

Julien Bayou et Cyrielle Chatelain co-présidents du groupe écolo

Les écologistes ont annoncé que Julien Bayou et Cyrielle Châtelain seront leurs co-présidents de groupe à l'Assemblée nationale. Par ailleurs, Sandrine Rousseau est la candidate du groupe pour la vice-présidence de l’Assemblée. Les porte-paroles du groupe sont Eva Sas et Sabrina Sebaihi.

Boris Vallaud président du groupe PS

Député des Landes, Boris Vallaud a été élu président du groupe du Parti socialiste à l'Assemblée nationale. Il succède à Valérie Rabault, députée du Tarn-et-Garonne. Il l'a emporté par 26 voix contre quatre pour son collègue Guillaume Garot. Jérôme Guedj, tombeur de la ministre Amélie de Montchalin dans l'Essonne, avait retiré sa candidature.

Olivia Grégoire assure qu'Emmanuel Macron n'a pas fixé d'ultimatum

La porte-parole du gouvernement Olivia Grégoire a assuré jeudi qu'Emmanuel Macron n'avait "pas fixé un ultimatum de 48 heures" à l'opposition dans son allocution télévisée, tout en écartant une coalition entre la majorité présidentielle et le RN ou LFI.

"Je vais être très claire ce matin: il n'y a ni ultimatum ni question de 48 heures", a affirmé sur FranceInfo la porte-parole du gouvernement, niant que le chef de l'État ait mis la pression sur l'opposition en leur demandant de "clarifier" leur positionnement d'ici vendredi soir.

"L'ultimatum c'est la fin. Là, il ouvre le début des négociations, le début du consensus et des compromis. On parle de plusieurs jours, peut-être même de plusieurs semaines et certainement pas de 48 heures", a-t-elle insisté.

(AFP)

François Ruffin sur RMC-BFMTV: "Dans le pays, il y a de l'argent"

François Ruffin sur RMC-BFMTV: "Sur la question de l'absence du partage de la richesse, il y a un accord entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron"

François Ruffin sur RMC-BFMTV: "Le président n'a plus de légitimité à continuer son projet"

François Ruffin sur RMC-BFMTV: "Je n'ai vu aucun compromis d'Emmanuel Macron"

François Ruffin en direct sur RMC-BFMTV

François Ruffin, député LFI de la Somme, en direct sur RMC-BFMTV

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Le RN votera-t-il la loi pour le pouvoir d'achat et le chèque inflation ? "Pourquoi pas"

Laure Lavalette, députée RN, sur RMC:

"(Le RN votera-t-il la loi pour le pouvoir d’achat ?) Vous savez bien que le pouvoir d’achat, c’est le sujet de Marine Le Pen. Qui l’a mis sur la table ? C’est Marine Le Pen, dès le mois de septembre. On va bien voir la loi. Si ça va dans le bon sens, s’il y a la baisse de la TVA par exemple comme le demande Marine Le Pen, sur les produits de première nécessité ou sur le gaz, l’électricité et fioul, évidemment nous allons voter pour. S’il y a l’indexation de la retraite sur l’inflation, évidemment nous allons voter pour. Le dogmatisme n’est pas de notre côté. Notre seule boussole, c’est l’intérêt des Français."

"(Le chèque inflation ?) Dans l’urgence, pourquoi pas. Mais est-ce que ça vous satisfait de vous dire qu’on va vivre avec des chèques et des mesurettes ? Il faut véritablement remonter le pouvoir d’achat des Français. Il y a une urgence. Il faut que les gens puissent reprendre leur voiture le week-end, avoir des loisirs, remplir leur frigo… (…) On sera constructif. On ne votera rien qui ira contre le projet que nous portons. On va avoir beaucoup plus de mal sur la loi immigration que sur le pouvoir d’achat, évidemment. Nos visions de la France sont sûrement très différentes. Cette immigration massive à laquelle nous voulons mettre fin, ce n’est probablement pas exactement le projet d’Emmanuel Macron."

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Laure Lavalette, députée RN, sur RMC: "C’est à Emmanuel Macron de rejoindre l’opposition où elle est"

Laure Lavalette, députée RN, sur RMC:

"La balle est dans le camp de l’exécutif, évidemment. C’est à Emmanuel Macron de rejoindre l’opposition où elle est. Nous avons reçu un mandat de nos électeurs pour défendre notre programme. Emmanuel Macron est dans une situation très compliquée, après l’élection présidentielle. Il a une légitimité tout à fait relative et sa majorité l’est aussi. Il a en face de lui une opposition très constructive de 89 députés du RN. C’est vrai qu’il doit un peu se demander où il habite. La bonne nouvelle, c’est qu’il a dit que toutes les oppositions étaient dans l’arc républicain, contrairement à ce qu’avait dit Olivier Véran le matin même. Ça pose question que le ministre chargé des Relations avec le Parlement pense que les députés du RN ne font pas partie de l’arc républicain. C’est inimaginable. Les gens qui votent pour nous ne sont pas des sous-citoyens. Ils ont évidemment droit au respect. Dans la mesure où nous jouons le jeu de la démocratie et de la République, comment un ministre peut-il dire une chose pareille ? Je pense qu’Olivier Véran n’est plus la bonne personne pour s’occuper des relations avec le parlement. (...) Le dogmatisme n’est pas de notre côté. Cette Assemblée nationale ressemble plus à la France. Vous allez voir à quel point on va être force de proposition."

L'opposition pas convaincue par Emmanuel Macron

Emmanuel Macron a fixé une sorte d'ultimatum aux chefs des partis de l'opposition. Mais ces derniers ne s'estiment pas en position de faiblesse et veulent plutôt inverser la tendance en forçant la majorité présidentielle à faire des compromis.

>> "Il va devoir faire un pas vers nous": l'opposition n'est pas convaincue par Emmanuel Macron

Emmanuel Macron attend les réponses des oppositions

>> Emmanuel Macron met la balle dans le camp de l'opposition

Pas d'union nationale, pas de dissolution, pas de changement de Premier ministre... Il reste donc deux cartes dans le jeu d'Emmanuel Macron: soit une coalition, quasi impossible à construire, soit trouver des accords texte par texte. Le président de la République attend désormais les réponses des oppositions.

"Sa solution, c'est mettez vous derrière moi", s'agace un élu écolo. "Macron est en panique", se moque un stratège du Rassemblement National, qui assure que le parti de Marine Le Pen ne compte "pas bloquer les institutions".

Les Républicains, eux, feront des propositions sur le pouvoir d'achat la semaine prochaine. "Macron nous demande de faire le premier pas, il ne doit pas être très bon en drague", se marre un député de droite. Un autre s'agace, "on n'est pas des enfants, qui doivent rendre des comptes à papa".

(avec Paul Barcelonne)

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Yaël Braun-Pivet candidate de la majorité à la présidence de l'Assemblée nationale

Le dépouillement a eu lieu pendant l'allocution d'Emmanuel Macron. La ministre des Outre-Mers Yaël Braun-Pivet a été élue par ses pairs candidate du groupe LREM pour la présidence de l'Assemblée nationale.

Elle a été élue avec 105 voix face à Roland Lescure (85 suffrages). 56 députés se sont abstenus.

Jean-Luc Mélenchon: "Le choix des Français, ce n'est pas de la ratatouille"

Dans une allocution qui a suivi de près celle du président Emmanuel Macron, le chef de fil de la NUPES Jean-Luc Mélenchon a estimé que rRien ne peut effacer la réalité du vote des Français."

"Le choix, ce n’est pas la ratatouille", c’est la volonté "des Français", a-t-il affirmé.
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Jean-Luc Mélenchon: "Borne doit demander la confiance"

Dans la foulée du chef de l'État, Jean-Luc Mélenchon demande à Elisabeth Borne de demander la confiance de l'Assemblée nationale lors de son discours de politique générale.

"L'exécutif est faible, l'Assemblée nationale est forte" martèle le chef de file des Insoumis.

"Le pays plus que jamais a besoin de réformes ambitieuses", prévient Macron

"Le pays plus que jamais a besoin de réformes ambitieuses", prévient Emmanuel Macron annonçant des mesures dès cet été.

Il a confirme des mesures sur le "pouvoir d'achat", le "climat" et le "plein emploi", afin de continuer à "produire des richesses"", nourir un projet "pour la jeunesse", un projet "écologique" et "social", mais doté d'une "crédibilité économique" ne créant "ni plus d'impôts, ni plus de dette économique et écologique" pour les Français, déclare le chef de l'État.

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"Nous devons collectivement apprendre à légiférer autrement"

Emmanuel Macron évoque deux possibilités : une coalition globale ou des coalitions de texte notant que "dans la plupart des démocraties occidentales, aucune force politique ne peut faire les lois seules."

"Il faudra bâtir des compromis nouveaux. Nous devons collectivement apprendre à légiférer autrement" explique le chef de l'État.

Emmanuel Macron explique que les différentes forces politiques lui ont fait part qu'il ne souhaitaient pas un gouvernement d'union national et qui ne "se justifie pas", selon lui. Il veut donc "trouver une majorité plus large et plus claire pour agir" et appelle au dépassement politique.

"Vous avez fait deux choix clairs, ma responsabilité est de les faire vivre" déclare le chef de l'État qui dit "n'avoir qu'une boussole: l'intérêt général".

Plus d'informations ici.

"Je ne peux ignorer la forte abstention"

"Je ne peux ignorer la forte abstention" déclare Emmanuel Macron qui juge le vote "essentiel" et "ignorer les fractures" qui se sont exprimées montrant "le sentiment de vies bloquées des quarties populaires aux villages."

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L'allocution commence

Le président de la République a débuté son allocution, enregistrée il y a quelques minutes depuis l'Élysée.

Duel serré entre Yaël Braun-Pivet et Roland Lescure pour la candidature au "Perchoir" dans la majorité

Une primaire interne est en cours dans la majorité présidentielle pour la présidence de l'Assemblée nationale. Au premier tour, la ministre des Outre-mers Yaël Braun-Pivet (87 voix) devance Roland Lescure, président sortant de la commission des Affaires économiques (67 voix)

Joël Giraud (27 voix), Barbara Pompili (20 voix) et Sophie Errante (4 voix) sont éliminés de la course au "Perchoir". A noter un bulletin nul et 42 abstentions.

Eric Woerth retire sa candidature au poste de président de l'Assemblée nationale

Ils étaient cinq, il n'en restera plus qu'un. En tous cas, il y en a déjà un de moins. La bataille fait rage au sein de la majorité pour remplacer Richard Ferrand à la présidence de l'Assemblée nationale. Parmi les candidats, l'ancien président de la commission des Finances et ministre du budget de Nicolas Sarkozy, Eric Worth. Finalement il renonce à briguer ce mandat.

Restent en lice pour le Perchoir: Joël Giraud, ancien ministre de la Cohésion des territoires, Sophie Errante, députée du vignoble nantais, Yaël Braun-Pivet, ministre des Outre-Mer, Roland Lescure, président sortant de la commission des Affaires économiques et Barbara Pompili, ancienne ministre de la Transition écologique.

Jean-Paul Mattei nouveau patron des députés MoDem

Jean-Paul Mattei, 68 ans, proche de François Bayrou et implanté dans son ancienne circonscription des Pyrénées-Atlantiques, a été élu mercredi patron des députés MoDem. Il l'a emporté par 36 voix contre neuf à son seul concurrent Nicolas Turquois, et deux votes blancs.

Macron s'exprime face aux Français à 20 heures confirme l'Elysée à RMC

Selon nos informations, le président de la République Emmanuel Macron s'exprimera à 20 heures ce mercredi dans une allocution diffusée à la télévision.

Le chef de l'Etat s'adressera aux Français après avoir bouclé mercredi son tour de table des forces politiques, à la recherche d'un difficile consensus à l'Assemblée nationale et avant d'être happé par une série d'engagements internationaux, dont le Conseil européen à partir de jeudi à Bruxelles.

Roland Lescure favori pour le "perchoir"?

Selon nos informations, c'est le député de la majorité Roland Lescure qui tiendrait la corde pour devenir le prochain président de l'Assemblée nationale.

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La secrétaire d'Etat Chrysoula Zacharopoulou visée par deux plaintes pour viol

Deux plaintes pour viol visent la secrétaire d'Etat Chrysoula Zacharopoulou. Une enquête a été ouverte, a indiqué le parquet de Paris à l'AFP, confirmant l'information de Marianne.

Agée de 46 ans, cette cette eurodéputée franco-grecque a été nommée le 20 mai dernier secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargée du Développement, de la Francophonie et des Partenariats internationaux.

La première plainte dénonçant des faits de viol a été déposée le 25 mai et l'enquête ouverte deux jours plus tard, a précisé le parquet, ajoutant qu'une deuxième plainte avait été déposée le 16 juin. Selon l'hebdomadaire, les faits reprochés auraient été commis dans le cadre de sa profession de gynécologue.

Olivier Faure accuse la droite de "détruire le front républicain"

Président du PS, réélu député avec la Nupes, Olivier Faure dénonce sur Twitter les propos de Gérard Larcher (LR), président du Sénat, sur le fait que la présidence de la commission des finances de l’Assemblée nationale doive revenir au RN. "Toutes les droites, de LREM à LR, en ce mois de juin vont donc mêler leurs voix à l’extrême-droite pour accorder au RN la commission des finances. En détruisant le front républicain, ils ouvrent la porte à une victoire future du RN. La défaite et le déshonneur", écrit le socialiste. La coalition la plus nombreuse dans l’opposition c’est la Nupes. Ne pas reconnaître ce fait politique sert juste à privilégier le RN sur la gauche. A tous les citoyens qui dès le 1re tour ont voté LREM parce qu’ils y voyaient le vote utile contre l’extrême-droite, il est l’heure de revenir à gauche. Ne vous rendez pas complices de cette dérive qui ouvre les portes à une victoire future de l’extrême-droite !"

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Le coup de gueule d'Aymeric Caron contre les macronistes "en train de promouvoir le parti unique"

Dans "Les Grandes Gueules", sur RMC, Aymeric Caron s'est montré très véhément face aux personnalités de la majorité présidentielle qui renvoient dos à dos le RN et la Nupes, et qui jugent ces formations anti-républicaines.

"Qu'on ose faire ces comparaisons, prendre un mouvement républicain, humaniste comme La France insoumise, pour aller prétendre que ce serait un danger pour la démocratie si nous arrivions au pouvoir est absolument scandaleux. Et c'est justement ce qui permet au RN d'être si haut.

Finalement ils disent: 'Il n'y a que nous qui représentons aujourd'hui la parole juste et autorisée'. Vous vous rendez compte de ce qui est en train de se passer? L'autoritarisme... Ils sont en train de promouvoir le parti unique. Ça peut dériver. Attention, ce qui est en train de se passer est gravissime. Renvoyer dos à dos des extrémistes de droite et des démocrates progressistes et dire que nous sommes des ennemis du pays, c'est gravissime."

Aymeric Caron sur RMC: Macron "entièrement responsable" de la percée du RN

Aymeric Caron invité des Grandes Gueules sur RMC ce mercredi est revenu sur le score historique du RN qui envoie 89 députés à l'Assemblée nationale:

"C'était très compliqué d'envisager un tel scénario. C'était quelque chose d'inattendu. Emmanuel Macron a favorisé cette situation. Son bilan dans son soi-disant combat face à l'extrême-droite est terrible. Il est entièrement responsable de cette situation que personne n'avait osé imaginer."

"Quand ils refusent de dire que le RN ne doit pas passer c'est une responsabilité énorme... Oser avoir cette attitude alors même qu'on a été élu grâce à des voix qui n'ont aucune sympathie pour son programme mais seulement pour faire barrage au FN c'est une honte absolue", poursuit-il

Aymeric Caron en direct dans "Les Grandes Gueules" sur RMC

Aymeric Caron, nouveau député LFI de Paris, est face aux "Grandes Gueules" sur RMC et RMC Story.

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François Bayrou tacle Elisabeth Borne

François Bayrou, président du MoDem et allié d'Emmanuel Macron, a plaidé ce mercredi sur France Inter pour un Premier ministre, ou une Première ministre, "politique", alors qu'Elisabeth Borne est considérée comme plus technicienne que politique.

Elisabeth Borne, dont Emmanuel Macron a refusé mardi la démission, peut-elle rester à Matignon ? François Bayrou a botté en touche, répondant que cette question "est à poser au président de la République, c'est lui qui désigne le chef du gouvernement".

"Je pense que les temps exigent que le Premier ministre, ou la Première ministre, soit politique, qu'on n'ait pas le sentiment que c'est la technique qui gouverne le pays, mais au contraire les sentiments profonds qui s'expriment dans le peuple", a déclaré M. Bayrou.

A la question de savoir si cela pourrait être lui-même, François Bayrou n'a pas dit non. "Le président de la République en décidera, je ne suis pas une femme, comme ça ne vous a pas échappé".

(AFP)

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Aurore Bergé succède à Christophe Castaner

Aurore Bergé est élue dès le 1er tour présidente du groupe Renaissance à l’Assemblée Nationale. La députée des Yvelines recueille 88 voix sur 155 suffrages exprimés. Dans le détail : Aurore Bergé arrive nettement en tête devant Guillaume Vuilletet (29 voix), Rémy Rebeyrotte (25 voix) et Stella Dupont (11 voix).

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Olivier Marleix président du groupe LR à l'Assemblée

Olivier Marleix, député d'Eure-et-Loir, a été élu président du groupe LR à l’Assemblée nationale, avec 40 voix contre 20 pour son concurrent Julien Dive. Les "anciens" ont donc remporté cette bataille face aux "modernes". La présidence du parti, après le départ de Christian Jacob, sera la prochaine bataille.

Marine Le Pen confirme qu'Emmanuel Macron a évoqué un gouvernement d'union nationale

Marine Le Pen a assuré ce mercredi à l'AFP que le président de la République Emmanuel Macron avait évoqué lors de leur entretien de mardi l'hypothèse de constituer un gouvernement d'union nationale.

"Oui", a répondu la cheffe de file des députés RN interrogée à ce sujet. La veille, elle n'avait pas abordé la question à la sortie de son entretien à l'Elysée avec M. Macron qui reçoit les dirigeants des principaux partis.

Marine Le Pen a aussi refusé de faire des commentaires à son arrivée mercredi à l'Assemblée nationale à la tête de son groupe du Rassemblement national.

Invité mardi à l'Elysée, le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, avait indiqué que M. Macron "envisage(ait)" la constitution d'un "gouvernement d'union nationale" afin de trouver "les voies pour sortir de la situation politique" à l'Assemblée nationale, où les macronistes ont échoué dimanche à obtenir une majorité absolue.

(AFP)

Olivier Véran: "On doit être capable d'élargir notre majorité"

Olivier Véran sur RMC-BFMTV:

"On doit être capable d'élargir notre majorité, sur la gauche et sur la droite, c'est dans notre ADN. Allez chercher le RN, c'est non".

Olivier Véran est l'invité de RMC-BFMTV

Olivier Véran, ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement, est l'invité d'Apolline de Malherbe sur RMC-BFMTV.

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Edouard Philippe pousse pour une coalition avec LR

Sur BFMTV, Edouard Philippe a conseillé à Emmanuel Macron de trouver un accord avec LR pour un gouvernement de coalition. "Nous allons devoir constituer une grande coalition avec des gens qui spontanément, n’ont pas envie de travailler ensemble. Et donc je regarde le groupe LR et je vois qu’il est possible d’imaginer un compromis", a expliqué l'ancien Premier ministre, qui doit être reçu par le président de la République.

Les Verts et LFI à l'Elysée ce mercredi

Les discussions continuent au sommet de l'Etat pour trouver une solution pour éviter la paralysie à l'Assemblée nationale, après les résultats des législatives. Emmanuel Macron reçoit à l'Elysée ce mercredi matin Julien Bayou, secrétaire national d'Europe Ecologie-Les Verts et élu député de Paris, ainsi que deux députés de La France insoumise, Mathilde Panot (Val-de-Marne) et Adrien Quatennens (Nord).

Barbara Pompili également candidate au perchoir

En plus de Joël Giraud et Eric Woerth déjà candidats à la présidence de l'Assemblée nationale, Barbara Pompili députée Ensemble de la Somme et ancienne ministre de la Transition écologique, est également, selon nos informations, candidate au très convoité "perchoir" de l'Assemblée nationale. Elle avait déjà été candidate en 2018, vaincue à l'époque par Richard Ferrand.

La ministre de la Transition écologique Barbara Pompili à Aubervilliers, le 6 février 2022
La ministre de la Transition écologique Barbara Pompili à Aubervilliers, le 6 février 2022 © Geoffroy VAN DER HASSELT © 2019 AFP

J.T.

Mélenchon interpelle Borne

Le leader de La France insoumise et instagateur de l'union de la gauche aux législatives a demandé à la Première ministre Elisabeth Borne de venir se présenter devant l'Assemblée nationale pour un vote de confiance:

"La première tâche du gouvernement d'Élisabeth Borne est de se présenter devant l'Assemblée et de demander la confiance", a-t-il lancé face aux journalistes.

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Gérald Darmanin pas candidat au perchoir

INFO RMC

Gérald Darmanin, réélu député du Nord ce dimanche et ministre de l'Intérieur, ne sera pas candidat au poste de président de l'Assemblée nationale. Son nom avait circulé ces dernières heures pour prendre la succession de Richard Ferrand.

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin le 29 novembre 2021.
Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin le 29 novembre 2021. © BFMTV

(Jérémy Trottin)

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Joël Giraud officiellement candidat à la présidence de l’Assemblée nationale

>> Plus d’infos ici : l’ancien ministre Joël Giraud officialise sa candidature à la présidence de l’Assemblée Nationale

EXCLU RMC

Réélu dimanche député des Hautes-Alpes, pour un 5e mandat, l’ancien ministre Joël Giraud déclare officiellement sa candidature pour le "perchoir", le très stratégique poste de président de l’Assemblée nationale. Fin connaisseur de l’Assemblée nationale, il fut rapporteur général du budget.

"La composition de notre Assemblée nous oblige. La recherche du compromis doit être notre priorité pour faire avancer la France et les réformes écologiques, sociales et économiques pour lesquelles Emmanuel Macron a été élu", explique-t-il au micro de RMC. Le prochain président de l’Assemblée nationale doit être un député expérimenté, à même de saisir les problématiques territoriales et respectueux des droits de l’opposition et des prérogatives de la majorité. Il sera le garant républicain de cet équilibre entre oppositions et majorité, son rôle sera plus que jamais fondamental. (…) Il est clair que le prochain président de l’Assemblée devra être capable de tenir la séance. En faisant partie des députés les plus actifs de la précédente mandature, tout en ayant fait face à différents incidents de séance, je me sens prêt à affronter toutes les situations qui se présenteront. Avec moi, le Parlement sera un lieu vivant, mais je ne laisserai aucun incident bloquer son fonctionnement."

(Paul Barcelonne)

Elisabeth Borne recevra la semaine prochaine les présidents des groupes de l'Assemblée

La Première ministre Elisabeth Borne, dont Emmanuel Macron a refusé mardi la démission, recevra "la semaine prochaine les présidents de groupes fraîchement élus à l'Assemblée nationale", a annoncé ce mardi la porte-parole du gouvernement Olivia Grégoire.

La cheffe du gouvernement "est au travail, elle prépare les prochains jours avec le gouvernement, l'ensemble des décrets que nous devons sortir", a souligné Olivia Grégoire au sortir d'une réunion des ministres à Matignon, deux jours après les législatives qui se sont soldées par la perte de la majorité absolue pour le camp présidentiel.

Bayrou appelle à se rapprocher d'une "union nationale"

"Il faut s’approcher le plus près possible d’une union nationale", a conseillé ce mardi François Bayrou à Emmanuel Macron, cet après-midi, lors des consultations des chefs de partis politiques à l'Elysée

Retour en politique pour Jérôme Lavrilleux à l'Assemblée

Considéré comme un paria à droite depuis l'"affaire Bygmalion", Jérôme Lavrilleux, que l'on peut retrouver fréquemment dans les "Fortes Têtes" à 8h10 sur RMC, va faire son retour en politique.

Selon les informations du JDD confirmées par l'AFP, il sera le conseiller parlementaire du nouveau député LR du Rhône Alexandre Vincendet.

Ancien directeur adjoint de la campagne présidentielle 2012 de Nicolas Sarkozy, Jérôme Lavrilleux avait révélé en 2014 la fraude des comptes de cette campagne, prémices de la retentissante affaire dite "Bygmalion".

Les nouveaux députés LFI arrivent à l'Assemblée

Dans la matinée, les 80 députés LFI sont arrivés groupés à l'Assemblée avant les écologistes d'EELV et les parlementaires du PS.

Certaines, dont Rachel Keke et Raquel Garrido, en ont profité pour improviser une petite danse très remarquée

Réunion en cours à Matignon autour de Borne

La Première ministre Elisabeth Borne cherche à continuer à agir : l'ensemble du gouvernement - y compris les trois ministres démissionnaires Amélie de Montchalin, Brigitte Bourguignon, Justine Benin - sont réunis à Matignon depuis 14H30 pour une "réunion de travail".

Christian Jacob a dit à Emmanuel Macron qu'il refusait "toute logique de pacte"

Le président des Républicains Christian Jacob a dit mardi à Emmanuel Macron son refus d'entrer dans "toute logique de pacte" et estimé que c'était "à lui de mettre des propositions sur la table", a-t-il assuré après leur entretien à l'Elysée.

"J'ai redit au président qu'il n'était pas question pour nous d'entrer dans ce qui pourrait être une trahison de nos électeurs. Nous avons fait une campagne dans l'opposition, nous restons dans l'opposition de matière déterminée mais responsable", a affirmé M. Jacob, qui était le premier des chefs de parti reçus par le chef de l'Etat à l'Elysée.

"Jamais on ne sera dans le blocage des institutions mais il n'est pas question de rentrer dans une logique de pacte de coalition, de participation ou de quoi que ce soit de cette nature", a-t-il ajouté lors d'un point presse dans les jardins de l'Elysée.

"C'est lui qui est président de la République, c'est lui qui est demandeur de ce rendez-vous, c'est à lui de mettre des propositions sur la table", a-t-il martelé. Le chef de l'Etat "a écouté" mais "il n'y a pas eu de propositions", a affirmé M. Jacob, qui assure avoir donné "avec franchise" son analyse.

Selon son compte-rendu, il a notamment dit à Emmanuel Macron que celui-ci "portait une très lourde responsabilité" dans la situation actuelle, en ayant "instrumentalisé les extrêmes" et "en ayant voulu nous affaiblir par des débauchages", ce qui "s'est traduit par un affaiblissement de la République et de la démocratie".

Quant à un éventuel départ de la Première ministre Elisabeth Borne, confirmée jusqu'à nouvel ordre à Matignon mardi par Emmanuel Macron, "je lui ai dit que c'était sa responsabilité" et que "ça relevait de son seul choix", a assuré M. Jacob. "Le gouvernement serait bien inspiré de ne pas demander la confiance" mais s'"il la demande nous ne la voterons pas", a-t-il assuré.

(AFP)

La démission d'Elisabeth Borne "dans la tradition républicaine" selon Karl Olive

Invité des "Grandes Gueules" ce mardi sur RMC et RMC Story, le maire de Poissy et nouveau député des Yvelines Karl Olive reconnait que le résultat des législatives n’est pas à la hauteur des espérances pour Ensemble. Et trouve logique qu’Elisabeth Borne ait présenté sa démission à Emmanuel Macron, qui l’a refusée.

"Dans la tradition républicaine, lorsqu’il y a un semi-échec, il y a le fait de présenter sa démission. Elle a d’abord présenté sa démission, qui jusqu’à maintenant a été refusée. La situation est inédite. Ce n’est pas le résultat qui était attendu, évidemment. Donc il faut balayer devant sa porte, à commencer par toutes celles et ceux qui soutiennent le président de la République, et j’en fais partie. On doit être beaucoup plus sur le terrain, beaucoup plus didactique, beaucoup plus pédagogique. On doit changer le logiciel, c’est aussi ce que les Français nous disent. Venir les rencontrer, prendre des bourre-pifs, se confronter aux différences, pour pouvoir ensuite être meilleur dans ce qu’on a à faire. Et puis peut-être aussi désenfumer tout ce qu’on a entendu. Quand monsieur Mélenchon nous dit que la retraite est à 60 ans, il faut qu’il termine sa phrase. Quand vous entrez sur le marché du travail à 25, il faut 40 annuités. Ça fait 65 ans, pas 60 ans. Mais on peut partir en retraite à 60 ans, avec une décote de 20 ou 30%. Quand on explique ça aux Français, ils le comprennent. Il faut faire preuve de plus de pédagogie, se retrousser les manches, ne pas se cacher derrière son petit doigt, y compris quand on fait des erreurs. Proposer peut-être des choses singulières. Et détricoter un certain nombre de choses."

Emmanuel Macron ne tient pas compte des législatives, dénoncent Bompard et Le Pen

Elisabeth Borne, qui n'a plus de "légitimité" et dont Emmanuel Macron a refusé mardi matin la démission, reste cheffe du gouvernement "par le fait du prince", a dénoncé le député LFI Manuel Bompard, tandis que pour Marine Le Pen, le président doit désormais "entendre les Français".

"Changer Elisabeth Borne pour mettre quelqu'un d'autre? C'est pas ça qui change quelque chose", a estimé la députée RN devant la presse.

Pour elle, "c'est l'état d'esprit de cette majorité extrêmement relative qui doit avoir des conséquences. Les Français doivent être entendus dans ce qu'ils ont dit et exprimé par leur vote (dimanche) et il (Emmanuel Macron) ne peut pas continuer la politique qu'il a menée car cette politique n'a pas recueilli la majorité absolue aux dernières élections législatives", a insisté Mme Le Pen.

Manuel Bompard a de son côté estimé que cette annonce "n'est pas une surprise: on a un gouvernement dirigé par Mme Borne qui est là par le fait du prince, puisque pour l'instant il n'a jamais été approuvé par les députés, et qui va rester là quelques semaines de plus, par le fait du prince toujours", a-t-il déploré sur BFMTV depuis les abords de l'Assemblée nationale.

"C'est quand même une vision un peu particulière du résultat des élections de dimanche dernier" où la macronie a perdu la majorité absolue à l'Assemblée.

"Il aurait été légitime, pour en tenir compte, que Mme Borne s'en aille, puisque Mme Borne n'a pas la légitimité pour continuer à conduire" le gouvernement, a ajouté le directeur de campagne du leader de LFI Jean-Luc Mélenchon.

(AFP)

"Une erreur" d'Emmanuel Macron selon Adrien Quatennens

Adrien Quatennens, député LFI du Nord, estime qu'Emmanuel Macron a fait "une erreur" en refusant la démission d'Elisabeth Borne après les législatives.

Le gouvernement réuni à Matignon en début d'après-midi

Elisabeth Borne va réunir l'ensemble du gouvernement à Matignon en début d'après-midi.

(AFP)

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Elisabeth Borne a présenté sa démission, Emmanuel Macron l'a refusée

Elisabeth Borne, la Première ministre, a remis sa démission à Emmanuel Macron après le second tour des législatives. Le président de la République l'a refusée "afin que le gouvernement reste à la tâche", indique l'Elysée. Emmanuel Macron va chercher avec les chefs de parti des "solutions constructives envisageables".

Qui au perchoir de l'Assemblée nationale?

Les appétits s’aiguisent pour la présidence de l’Assemblée nationale. Après ceux de Yael Braun-Pivet, Barbara Pompili et Joël Giraud, le nom de Roland Lescure circule. "Expérience et loyauté envers le président", disent ses défenseurs. Richard Ferrand, qui était président de l'Assemblée nationale, a été battu dimanche soir aux législatives.

(PB)

Elisabeth Borne "déjà usée" et "sous tutelle" selon Rachida Dati

Elisabeth Borne doit-elle démissionner ? "La pauvre, elle est déjà usée avant de s’en servir, ce n’est pas elle le sujet, estime Rachida Dati sur RMC-BFMTV. Mais si elle reste, Emmanuel Macron fait le choix de l’immobilisme. On ne change rien, tout va bien… Emmanuel Macron reçoit lui-même les chefs de partis, il consulte lui-même. C’est bien qu’il l’a enjambée. Pour lui, elle n’est pas là. Elle ne participe même pas aux consultations, ça en dit long. Il a nommé cette Première ministre sous tutelle. Ce n’est pas ma conception des choses."

Rachida Dati: "En Marche, à l’Assemblée nationale, ça va être des canards sans tête"

Rachida Dati (LR) en direct sur RMC-BFMTV:

"Nous sommes la force de responsabilité. Nous, on ne veut pas le chaos. On est le parti de l’ordre. On ne veut pas bloquer. En Marche, à l’Assemblée nationale, ça va être des canards sans tête. Et les autres groupes d’opposition, ce sont des têtes brûlées. Ils ont intérêt à ce que le système tombe, ils veulent le chaos. Nous, on est ceux qui ont la tête sur les épaules."

Rachida Dati le 21 juin 2022 sur BFMTV
Rachida Dati le 21 juin 2022 sur BFMTV © BFMTV

Rachida Dati en direct sur RMC-BFMTV

Rachida Dati, maire LR du 7e arrondissement de Paris, est l'invitée d'Apolline de Malherbe sur RMC-BFMTV.

"La France est un pays à droite, pas à gauche"

Pascal Perrineau, politologue, professeur émérite des universités à Science Po, dans "Apolline Matin" sur RMC et RMC Story:

"Il ne faut pas se tromper. La France est un pays à droite, pas à gauche. Il y a eu presque une vengeance dans les urnes des Français, d’une certaine manière. On a eu l’impression dans cette campagne des législatives que c’était un duel Macron-Mélenchon. On ne parlait que de ça, mais ça devait faire bizarre pour les électeurs de droite, du centre-droite ou du RN. Et d’une certaine manière, ils ont rappelé où était le curseur. Le curseur, il est à droite."

"Elisabeth Borne peut rester" mais "il faut qu’elle révèle son côté politique"

Pascal Perrineau, politologue, professeur émérite des universités à Science Po, dans "Apolline Matin" sur RMC et RMC Story:

"Elisabeth Borne peut rester. Le coût du changement est réel. Le président a mis un temps incroyable pour le gouvernement, la Première ministre. Il y a eu un petit effet sur le fait que ce soit une femme, on a dit qu’il rompait avec les mauvaises habitudes. Maintenant, imaginez qu’il en change dans 10 ou 15 jours, on va se dire qu’il y a de l’affolement à l’Elysée. Elisabeth Borne peut rester. Simplement, il faut qu’elle révèle son côté politique. Ça n’est pas donné à tout le monde. Elle n’a pas de culture parlementaire, elle vient d’être élue. On dit que c’est une femme de négociation. C’est une réalité, mais avec les partenaires sociaux, ce qui est très différent d’une négociation avec les groupes politiques à l’Assemblée."

Les trois scénarios possibles pour Emmanuel Macron et la majorité

Pascal Perrineau, politologue, professeur émérite des universités à Science Po, dans "Apolline Matin" sur RMC et RMC Story:

"La première sortie possible, c’est de fonctionner avec des majorités d’idées. C’est-à-dire en fonction du projet de loi, portant telle ou telle réforme. On va chercher à gauche, à droite, même jusqu’au RN puisqu’il disait que sur des projets de sécurité ou d’immigration, si ça allait dans le bon sens pour lui, il s’associerait au vote. C’est redoutable (de négocier), il faut avoir des hommes et des femmes qui savent faire ça. Ce n’est pas donné à tout le monde."

"La seconde possibilité, c’est un accord plus pérenne, plus stable. Là, il faut trouver un groupe qui joue le jeu. Pour l’instant, aucun des groupes d’opposition ne joue le jeu. Les choses peuvent évoluer. Les Français sont inquiets, sur leur pouvoir d’achat, sur leur sécurité… L’immobilisme total, on ne peut pas se le permettre. Il faudra bouger, peut-être pas au même rythme."

"Le troisième scénario, c’est que tout cela devienne plus compliqué, qu’il y ait des tensions, même en dehors du parlement. La solution de la dissolution, mais est-ce une solution…, peut apparaitre. Mais c’est à haut risque. Tout le monde se souvient de 1997, de la dissolution faite par Jacques Chirac qui se termine par la victoire de la gauche. On l’a vu dans cette élection, il y a des anti-macronismes venant d’horizons différents qui ont convergé. Il a une majorité relative, le président, mais la situation est difficile."

Emmanuel Macron cherche des alliés

>> Assemblée nationale: Emmanuel Macron cherche des alliés dans les autres partis

Majorité présidentielle recherche députés pour gouverner. C'est l'une des urgences du moment pour Emmanuel Macron. Au total, il manque 44 députés au chef de l’Etat pour avoir la majorité absolue et être totalement tranquille au moment de faire voter ses textes.

"Ça ne sert à rien de faire la danse du ventre aux uns et aux autres", soupire un macroniste réélu, qui ne croit plus aux débauchages. Pourtant, la Première ministre Elisabeth Borne a bien passé plusieurs coups de fil lundi. A gauche, des profils de dissidents de la Nupes, comme David Habib, élu dans les Pyrénées-Atlantiques, intéressent le sommet de l'Etat.

C'est plus compliqué à droite, où Les Républicains sont la ligne du "pas de pacte, pas d'alliance". "On ne va quand même pas se risquer à faire une alliance pour sauver le soldat Ryan" s'amuse un élu de droite.

(PBa)

Deux réunions annulées

Confronté à la difficile équation de la composition de l'Assemblée nationale, le président de la République Emmanuel Macron a modifié son agenda de la semaine. Le Conseil des ministres, prévu ce mardi, et le Conseil national de la refondation, qui devait être lancé ce mercredi, ont été annulés.

La Nupes survivra-t-elle aux élections législatives ?

Emmanuel Macron reçoit à l'Elysée

Quarante-huit heures après le second tour des élections législatives, c'est une grosse journée qui attend le président de la République ce mardi. Emmanuel Macron reçoit à l'Elysée les principaux leaders des partis politiques. Six entretiens sont prévus au total. C'est Christian Jacob, président de LR, qui sera le premier dans le bureau présidentiel à 10h. Olivier Faure (PS) à 11h, François Bayrou (Modem) à 14h, Stanislas Guerini (LREM) à 15h, Marine Le Pen (RN) à 17h30 et Fabien Roussel (PCF) à 18h30 sont également attendus. Pour Julien Bayou (EELV), ce sera mercredi.

Laurent Picat, James Abbott, Maxime Martinez