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Comment François Asselineau a réussi à obtenir ses 500 parrainages

Le candidat de l'UPR (Union populaire républicaine) est depuis ce vendredi officiellement candidat à la présidence de la République après avoir réussi à obtenir les 500 parrainages d'élus. Une candidature surprise qui doit beaucoup au travail sans relâche de ses militants, comme l'a constaté RMC.

Il est le candidat dont on ne connaît pas le programme, mais dont les automobilistes franciliens connaissent forcément le visage. François Asselineau, président de l'UPR (Union populaire républicaine) a obtenu les 500 parrainages indispensables pour pouvoir participer à l'élection présidentielle, selon le décompte du Conseil constitutionnel publié ce vendredi. Ce sera sa première présidentielle, puisqu'en 2012, il n'avait obtenu que... 17 parrainages.

"19 personnes se relaient tous les soirs pour coller des affiches"

Comment expliquer le succès de ce quasi-inconnu de 59 ans? Peut-être grâce à ses militants et adhérents (il en revendique 16.600), particulièrement dévoués. La première clé du succès, ce sont ces 200.000 affiches collées par des militants infatigables, comme Rémi. "C'est sur Paris que ça se remarque le plus, parce qu'on a 19 personnes qui se relaient, tous les soirs, pour coller des affiches partout et notamment le long du périphérique". Impossible de les rater en effet, quand on circule en voiture dans la capitale. Mais il n'y a pas qu'à Paris qu'on croise régulièrement des affiches au portrait de François Asselineau, assure Rémi.

"On en trouve dans toutes les villes de France, jusque dans les Dom-Tom. On en voit même à l'étranger. A Singapour, par exemple, vous pouvez trouver des affiches de monsieur Asselineau".

"Des heures sur la route pour aller voir les maires"

Deuxième clé du succès, une chasse aux parrainages particulièrement efficace. Pour les décrocher, les militants, comme Thibault, sont allés directement à la rencontre des élus. "On a passé des heures sur la route, qu'il pleuve ou qu'il neige, pour aller voir des maires. Ça prend du temps, mais c'est un bon point pour nous parce que les élus voient qu'on se démène pour obtenir leur signature".

La démarche séduit, comme le confirme Gaëlle Berthevas, maire de Saint-Abraham, petit village du Morbihan, qui a donné son parrainage au candidat de l'UPR. "On reçoit beaucoup de sollicitations, par courrier ou par mail. Celle de François Asselineau a été différente. J'ai trouvé ça très soucieux de leur part de venir à notre rencontre, dans nos communes". Malgré tout, elle n'est d'accord avec les idées anti-Europe du candidat et assure qu'elle ne votera pas pour lui. C'est le prochain défi de François Asselineau, qui prévient, confiant: "mon score va en surprendre beaucoup".

P. Gril avec Juliette Droz