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Coupe du monde: qui va regarder France-Australie dans le monde politique?

La Coupe du monde 2022 commence ce mardi soir pour Didier Deschamps et les Bleus, face à l'Australie (20h, en direct sur RMC). Une compétition organisée au Qatar qui a beaucoup fait parler entre les appels aux boycotts de certains élus. Et si certains ne vont effectivement pas regarder les matchs, d'autres suivront attentivement le parcours des Bleus.

Les Bleus jouent leur premier match de Coupe du monde face à l’Australie, ce mardi soir au Qatar (20h, en direct sur RMC). Et côté politique, il y a ceux qui regarderont et les autres. Emmanuel Macron, le président de la République, regardera bien le match à l’Élysée, soit en direct, soit en différé, soit par petits bouts, fait savoir son entourage. Du côté de Matignon en revanche, aucune info. La Première ministre, Élisabeth Borne, ne semble d'ailleurs pas spécialement fan de foot. La ministre des Sports, Amélie Oudea-Castera, partagera quant à elle ce moment avec des jeunes du centre de formation du Paris FC.

Bruno Le Maire, qui organise un apéro avec des élus, a lui prévu d’allumer sa télé à Bercy. Et puis, il y a aussi les ministres qui ne regarderont pas, mais qui ont bien sûr une bonne excuse. Une réunion pour Gérald Darmanin, une valise à préparer pour le ministre de la Défense Sébastien Lecornu ou une séance au Sénat pour Gabriel Attal.

Certains élus avaient appelé au boycott de la compétition organisée par le Qatar. Il y a ceux qui respecteront la position de leur parti, comme le député de La France insoumise Alexis Corbière qui ne regardera aucun match. Et ceux qui prendront leur distance avec les consignes, comme le député du 93, Eric Coquerel. Enfin, il y a ceux qui ne regarderont pas le premier match, mais peut-être le deuxième.

Du côté du Rassemblement national, Jordan Bardella dénonçait il y a encore quelques jours un pays aux "liens troubles à l'égard de l'idéologie islamiste en Europe" qui ne respectait pas les droits de l'homme. Finalement, il regardera tous les matchs des Bleus, en rappelant pour se justifier que son parti avait été le seul à se lever à l'époque contre l’organisation de la Coupe du monde au Qatar. Peut-être une façon de se donner bonne conscience.

Peu de déplacements au Qatar

Ce qui est sûr, c'est qu'ils seront en revanche très peu à se rendre sur place. Une manière d’éviter probablement les polémiques. Seuls des officiels sont, à ce jour, attendus. Après Gérald Darmanin, présent à la cérémonie d'ouverture dimanche, aucun membre du gouvernement ne se déplacera sur place avant les quarts. En cas de qualification des Bleus, c'est la ministre des Sports Amélie Oudéa-Castera qui ira soutenir les champions du monde en titre.

Pourquoi si tard? Pour au moins trois raisons, se défend son entourage. D'abord, aucun ministre des Sports n’assiste à tous les matchs. Autre argument avancé, le coût écologique des allers-retours en avion entre Paris et Doha. Mais aussi parce que la ministre a beaucoup de travail avec la préparation des Jeux olympiques.

Emmanuel Macron a quant à lui fait savoir qu'il ne se rendrait pas à Doha avant une éventuelle qualification des Bleus en demi-finales. Un hypothétique déplacement déjà critiqué. François Hollande, grand fan de foot, a récemment confié que lui président, il n'irait pas au Qatar, afin d'envoyer un message politique. "C'est la place des ministres, mais pas du président", expliquait lundi soir l'entourage de l'ancien chef de l'Etat.

Jérémy Trottin