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Gouvernement: après la nomination d'Elisabeth Borne, la course aux ministères

Le président de la République et sa première ministre doivent nommer un gouvernement. L'objectif est de pouvoir organiser un premier Conseil des ministres en fin de semaine. Mais l'équation n'est pas facile, notamment pour trouver un certain équilibre entre les forces politiques.

Après la longue attente de la nomination d’un Premier ministre, et en l’occurrence, d’une Première ministre, Elisabeth Borne, place désormais à l’attente pour avoir dans le détail le nouveau gouvernement. L’objectif est fixé à la fin de semaine pour le premier Conseil des ministres de la nouvelle ère Macron.

D'ici là, le chef de l'Etat devra sur proposition de sa Première ministre, Élisabeth Borne, nommer un gouvernement. Les ministères sont actuellement en ébullition: qui restera, qui partira ?

Et pour trouver quels noms coucher sur le papier avec le bon équilibre, "cela devrait prendre du temps", confie un conseiller ministériel. Il ajoute: "Macron essaie toujours le truc où il aurait 10 sur 10, mais la pureté, ça n'existe pas en politique".

Une quinzaine de ministres nommés?

Il faut dire que l'équation n'est pas simple. Récompenser les soldats du quinquennat, les Le Maire, Darmanin, Beaune, Montchalin ou encore Attal. Faire de la place aux alliés du Modem de François Bayrou et aux nouveaux venus d'Horizon, formation d'Édouard Philippe, sans oublier les éventuelles prises à gauche ou des surprises issues de la société civile, toujours espérées par Emmanuel Macron.

Il faut ajouter à cela le syndrome du bon élève d’Emmanuel Macron: "il essaie toujours le truc où il aurait 10 sur 10" confie un conseiller ministériel, alors que "la pureté politique ça n’existe pas : ça ne peut pas être parfait, c’est de l’humain, il faut peser le pour et le contre". De plus, "Macron veut faire trainer ça jusqu’au bout" lâche un député de la majorité, façon d’occuper médiatiquement la campagne. Résultat: l’Elysée table sur un conseil des ministres avec la nouvelle équipe d’ici à vendredi.

Des listes fictives de gouvernement

Résultat, les aspirants ministres et les sortants trépignent d’impatience. A tel point que des "ministrables", c’est comme ça qu’ils s’appellent entre eux, ont confectionné eux-mêmes des listes fictives de gouvernement envoyées de façon très opportunes aux journalistes pour sentir un peu comment certains noms sont accueillis et placer le leur au passage.

Ces listes circulent déjà au sein de la majorité. "C'est n'importe quoi, on va en avoir trois par jour des comme ça", s'énerve un sortant. Fébrilité donc pour certains, quand d'autres font clairement campagne pour le ministère du Budget ou la Planification écologique. Car les places sont chères, seule une quinzaine de ministres devraient être nommés cette semaine.

Jérémy Trottin avec Guillaume Descours