RMC

Uber files: François Ruffin veut qu'Emmanuel Macron ouvre les comptes de sa campagne de 2017

Dans "Les Grandes Gueules" ce mercredi sur RMC, le député de La France insoumise François Ruffin appelle le président de la République à ouvrir ses comptes de campagne de 2017. Car Emmanuel Macron est ciblé par l'opposition pour ses liens avec Uber, révélés par les "Uber Files".

Circulez, il n'y a rien à voir, dit la majorité, tandis que l'opposition hurle au scandale d'Etat. Les "Uber files", avec des révélations sur le soutien d'Emmanuel Macron à l'entreprise américaine de VTC à l'époque où le chef de l'Etat était ministre de l'Economie de François Hollande, animent l'actualité politique. Interrogé, le président de la République a assumé, assurant même que ça lui en touchait une "sans faire bouger l'autre".

"La question, c'est de savoir s'il y a une trahison du pays", a répondu François Ruffin ce mercredi sur le plateau des "Grandes Gueules" sur RMC et RMC Story, plaidant pour un contrôle renforcé des lobbys. "Concernant Uber, c'est flagrant, l'immense connivence", ajoute-t-il, demandant au président de la République de présenter ses comptes de campagne de 2017.

"Je souhaiterais que de lui-même, Emmanuel Macron ouvre les comptes de sa campagne de 2017 pour savoir si General Electric, BlackRock, Uber ou Amazon sont des donateurs de sa campagne, pour savoir si des cadres de ces entreprises ont été des donateurs importants de la campagne d'Emmanuel Macron", a-t-il appellé.

Des contreparties?

Car une chose interroge le député de la Somme: "Celui qui a tout révélé, le lobbyiste de Uber (Mark MacGann, ndlr), assure qu'il y a eu des contreparties". De fait, Mark MacGann, ancien lobbyiste en chef d'Uber et à l'origine des fuites, assure avoir personnellement aidé Emmanuel Macron à collecter des fonds pour En Marche en 2016. Mais cette aide se serait faite après que le lobbyiste ait claqué la porte d'Uber.

Qu'importe, pour François Ruffin une commission d'enquête parlementaire, comme voulue par Eric Coquerel, aiderait: "L'Etat est aujourd'hui colonisé par des intérêts privés", conclut le député.

Guillaume Dussourt