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Valls veut être candidat En Marche!: "il retourne beaucoup sa veste et c'est un peu dommage"

Manuel Valls a annoncé ce mardi qu'il serait "candidat de la majorité présidentielle" aux élections législatives en s'inscrivant sous l'étiquette "La République en marche" d'Emmanuel Macron. Dans son fief, à Evry (Essonne), cette démarche est plutôt mal accueillie.

L'ancien Premier ministre PS Manuel Valls a annoncé mardi qu'il serait "candidat de la majorité présidentielle" aux élections législatives de juin, souhaitant s'"inscrire" dans le mouvement du président élu Emmanuel Macron. Ce n'est pas la première "trahison" de celui qui est redevenu député de l'Essonne. Il s'était en effet déjà affranchi des règles du PS et de la primaire en appelant à soutenir Emmanuel Macron dès le premier tour de l'élection présidentielle. Dès lors, dans son fief d'Evry (Essonne), sa volonté de briguer une investiture sous l'étiquette "République en marche" ne passe pas auprès des habitants.

"Il a un bon K-way, sourit cette ancienne électrice. Intérieur bleu et extérieur jaune, il retourne beaucoup sa veste et c'est un peu dommage". Même, ceux qui, comme François, ont voté pour Emmanuel Macron à la présidentielle, ne valident pas le choix de celui qui a été le maire de la ville pendant douze ans. "Je n'aime pas les personnes qui changent de camp comme ça. Quelqu'un qui a des convictions reste sur ses convictions".

"Il ne passera pas haut la main comme la dernière fois"

Manuel Valls est-il en train de perdre son ancrage local? Possible à en croire, Mathilde, qui se souvient d'un épisode, juste avant la présidentielle: "On a reçu sa jolie lettre avant le premier tour nous expliquant qu'il fallait voter pour Monsieur Macron. Elle est partie directement à la poubelle". Finalement, c'est son opposant de toujours à la mairie, Francis Dominguez (Les Républicains), qui semble être, du bout des lèvres, son meilleur avocat.

"Manuel Valls venait souvent quand il était Premier ministre, rappelle-t-il. Il est encore apprécié. Mais son changement brusque de position va lui rendre les choses plus difficiles. Il ne passera pas haut la main comme la dernière fois". Gênée, la fédération locale du PS n'a pas souhaité nous répondre. "On ne veut pas rajouter du bazar au bazar" a notamment expliqué la secrétaire locale.

M.R avec Thomas Chupin