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Affaire des crèches People&Baby: le ministre des Solidarités promet "des sanctions"

Le ministre des Solidarités, Jean-Christophe Combe, a saisi l'inspection générale des affaires sociales après les révélations de RMC sur les crèches du groupe People & Baby.

Le gouvernement veut agir et va enquêter sur les crèches du groupe People & Baby, pour comprendre comment des enfants ont pu y être maltraités. À Lyon, une fillette de 11 mois est morte, probablement empoisonnée par une employée qui, énervée par ses pleurs, lui avait fait boire un produit caustique.

Le ministre des Solidarités Jean-Christophe Combe a saisi l'inspection générale des affaires sociales, ce lundi, pour faire la lumière sur les circonstances de ce drame et sur les conditions de travail au sein des établissements du groupe People & Baby.

Une enquête sur toute la filière

"J’ai demandé à ce que l’objet de cette mission ne se concentre pas uniquement sur l’établissement de Lyon mais bien sur le groupe dont il fait partie et plus généralement, sur l’entièreté de la filière", assure le ministre à RMC.

"On va écouter les témoignages et il pourrait y avoir des sanctions. Cela ferait partie de la palette d’outils, qui pourra être utilisée pour remédier à une situation si elle s’avérait systémique. Et encore une fois, le cas échéant, on prendra toutes nos responsabilités", ajoute Jean-Christophe Combe.

Enfants maltraités et établissements dégradés

Tous les témoignages en interne, recueillis par RMC, dénoncent des manques de personnels, des employés sous pression, et des comportements envers les enfants qui peuvent très vite déraper.

"J'ai déjà vu une de mes collègues secouer un enfant par les épaules parce qu'il ne voulait pas arrêter de pleurer", racontait notamment une employée du groupe People & Baby qui compte 850 établissements partout en France, dont certains décrits comme insalubres.

La rédaction de RMC