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Comment des associations salafistes prennent la main dans les quartiers: "On voit des filles de 6 ans voilées"

Le député (PS) du Val d'Oise et ancien maire de Sarcelles, a expliqué ce jeudi dans Bourdin Direct comment des associations salafistes remplaçaient petit à petit les associations historiques et les services publics dans les quartiers.

C'est un message d'alerte que François Pupponi, député (PS) du Val d’Oise et ancien maire de Sarcelles, a voulu passer ce mercredi dans Bourdin Direct. Selon lui, les réseaux salafistes risquent de "prendre la place" des services publics dans certains quartiers de banlieue. "Les associations historiques sont maintenant fatiguées, a-t-il expliqué. Leurs responsables ont porté ces quartiers à bout de bras pendant 20 ou 30 ans, donc ils passent la main. Elles sont remplacées par des associations qui sont pour la plupart dans des réseaux salafistes. Ils se présentent à visage découvert, disent qui ils sont, et proposent aux familles du soutien scolaire, de l'aide sociale. C'est légal, et ça s'organise depuis plusieurs années. Petit à petit ils occupent l'espace".

"On peut avoir une certaine inquiétude"

Une avancée qui n'est pas sans conséquences comme l'explique l'élu. "On constate une pratique de plus en plus rigoureuse de l'islam dans certaines familles. On voit des filles de 6 - 7 ans voilées, ce qui n'existait pas avant".

"On peut avoir une certaine inquiétude de voir cette partie de l'islam prendre une place de plus en plus importante dans ces territoires", poursuit François Pupponi, qui regrette "qu'on ne se pose pas la question de la réaction à adopter" face à cette avancée salafiste.

"Moins de revenus pour ces communes, c'est moins de services publics"

Le député voit une corrélation entre la montée de ces associations salafistes et la baisse des crédits alloués aux municipalités de banlieue. "SI les communes perdent des revenus en 2018, elles mettront moins de services publics en place et ce sont ces associations qui les remplaceront".

Et François Pupponi de dénoncer le "double discours" à la tête de l'Etat. "Le président de la République nous dit que ces communes ne doivent pas perdre de revenus, mais hier soir (mercredi) dans l'hémicycle, la majorité et le gouvernement ont diminué leurs crédits".

P. G. avec J-J. Bourdin