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Rixes entre jeunes: le gouvernement veut trouver une solution pour anticiper ces phénomènes violents

Trois rixes ont eu lieu la semaine dernière. Samedi à Bondy en Seine-Saint-Denis où un jeune de 15 a été abattu dans un centre de loisirs. Deux adolescents de 14 ans ont également été tués dans des rixes dans l'Essonne.

Des dizaines de jeunes qui s’affrontent, parfois armés de barre de fer ou de couteau. Ce sont des scènes que les forces de l’ordre aimeraient pouvoir empêcher. Ce lundi, les ministre de l'Intérieur, de l'Éducation et de la Justice réunissent les préfets et les procureurs d’Île-de-France au sujet des violences entre bandes rivales. Objectif apporter une réponse aux morts violentes de mineurs dans des affrontements la semaine dernière.

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Mais difficile d’empêcher un affrontement quand il s’organise parfois en moins d’une heure sur les réseaux sociaux. "Malheureusement l’intervention des policiers se fait souvent après ou pendant les affrontements”, regrette Grégory Joron du syndicat SGP police. Alors il faut surveiller les réseaux, mais le territoire est vaste.

Une collaboration avec les partenaires locaux?

À Paris, il existe par exemple une cellule de suivi des bandes, composés de fonctionnaires de police dont la charge est d’identifier et de localiser les groupes dangereux. Une cellule qui n’existe pas en Essonne, souligne Jérôme Jimenez du syndicat UNSA Police. Il ajoute que la solution pourrait venir des partenaires locaux.

Il voudrait renforcer les échanges entre la police, les collèges, les lycées, les maisons de quartiers. Tout acteur local qui pourrait alerter sur une situation de tension et peut-être empêcher une rixe.

Maxime Brandstaetter avec Guillaume Descours