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Emmanuel Macron ne veut plus de migrants dans les rues: "J’espère que ça va se régler vite"

Un camp de migrants à Metz.

Un camp de migrants à Metz. - RMC

Alors que le président de la République souhaite ne plus voir personnes dans les rues avant la fin 2017, reportage dans un camp de migrants à Metz.

"Plus personne dans les rues d'ici la fin de l'année 2017". C'est ce qu'a déclaré Emmanuel Macron hier, dans son discours fixant les lignes directrices de sa politique migratoire lors de son déplacement à Orléans.

Avec un triple objectif: créer des logements d'urgence, accélérer le traitement des demandes d'asile et rendre plus efficaces les reconduites aux frontières. La première bataille sera donc de loger tout le monde. Le président a aussi exigé une "vraie politique de reconduite aux frontières" pour que ceux qui ont été déboutés du droit d'asile ne restent pas dehors.

Selon les associations, il y a actuellement 110.000 demandeurs d’asile en France dont 40% n’ont pas d’hébergements officiels. A Metz, c’est pourtant la Préfecture qui incite depuis 2013 les migrants à s’installer sur un parking abandonné faute de place.

"Ici, ce n'est pas la joie de vivre"

Environ 600 personnes vivent dans des tentes ou des abris de fortunes dans des conditions d’hygiènes inquiétantes. C’est le cas de Tarek, un demandeur d'asile algérien. Il est installé avec sa famille depuis 15 jours dans ce camp. Il espère qu’Emmanuel Macron tiendra parole et trouvera une solution d'hébergement pour les 800 habitants du camp. "Quand il pleut c’est la catastrophe. Il n’y a pas longtemps, il y a trois ou quatre jours, je me suis réveillé à 3h du matin pour essayer de remettre tout ça en place. Jusqu’au matin je n’ai pas dormi. On est à cinq: moi et ma femme et j’ai trois enfants. Ils ont des boutons, ce n’est pas la joie de vivre ici. J’espère que ça va se régler le plus vite possible, qu’on va trouver une solution et qu’on va sortir d’ici le plus vite possible. Parce qu’on ne peut pas vivre comme ça. On espère que ça va changer parce qu’on ne peut pas rester comme ça".

Nicolas Ropert (avec A.M.)