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Hausse des prix: "Des parents ne mangent qu'une fois par jour", raconte Kaouther Ben Mohamed

Les prix continuent d'augmenter. Dans les rayons des supermarchés, celui des pâtes a augmenté de 14% au mois de mars. Conséquence, certains sont obligés de sauter des repas comme en témoigne la "GG" Kaouther Ben Mohamed sur RMC.

Tout continue d'augmenter. L'essence flambe, le prix de l'huile glisse vers des sommets et même la bière pourrait coûter plus cher. Au mois d'avril, l'inflation était de 4,8% selon l'Insee. La Banque mondiale assure que ces prix vont rester très élevés, au moins jusqu'en 2024. Dans les magasins, le prix de nombreux produits de première nécessité augmente chaque semaine. Les pâtes ont augmenté de 14% au mois de mars, les huiles et les farines de 7,5%, le café et le maïs de 5%.

Au quotidien, c'est pour certains de plus en plus difficile de faire les courses: "Je ne mangeais qu'une fois par jour en début de mois. Mais encore aujourd'hui, il y a des parents qui ne mangent qu'une fois par jour et quand ils mangent, c'est des pâtes au beurre", assure ce vendredi sur le plateau des "Grandes Gueules" Kaouther Ben Mohamed, intervenante sociale à Marseille.

"Un concombre, ça coûte 3 euros, quand on a une famille on fait comment pour faire une salade? Tout est devenu inaccessible, même les aliments de base pas chers", déplore-t-elle.

Vers un ralentissement à la fin de l'été?

"Je vois beaucoup de gens souffrir ! Et les étudiants ont eux aussi de plus en plus de difficultés. On a l'impression de perdre notre dignité!", s'inquiète de son côté Kevin Bossuet, professeur d'histoire-géo et membre des "Grandes Gueules".

"J’ai voulu passer une commande pour faire du hachis parmentier. J’ai voulu commander de la viande hachée surgelée. De 7 euros il y a trois mois, on est passé à 16 euros le kilo hors taxe", témoigne de son côté Jonathan, chef de cuisine dans le Loiret.

"La calculette est devenue une extension de la main. A la maison, on garde les bons d’achats, dès qu’il y a un truc intéressant on le prend", ajoute-t-il.

A 4,8%, l'inflation continue d'accélérer en avril et atteint un niveau inégalé depuis novembre 1985, soit depuis 37 ans selon l'Insee. Cette inflation devrait ralentir dès la fin de l'été alors que la croissance décélère fortement, assure à l'AFP Charlotte de Montpellier, économiste chez ING.

G.D.