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Notre-Dame de Paris: un haut lieu du tourisme français touché au coeur

La cathédrale Notre-Dame de Paris a pris feu lundi soir. Cet édifice, un haut lieu du tourisme, accueille près de 12 à 14 millions de touristes par an. C'est donc un coup dur pour les professionnels du secteur.

Déjà les professionnels du tourisme se désolent de voir un monument aussi emblématique de Paris que la cathédrale Notre-Dame être la proie des flammes. Chaque année, elle est visitée par 12 à 14 millions de personnes, soit une moyenne de plus de 30.000 personnes par jour.

C’est simple: la cathédrale Notre-Dame de Paris est une étape incontournable pour les touristes qui séjournent dans la capitale. Inscrit par l’Unesco au patrimoine mondial de l’humanité depuis 1991, c’est d’ailleurs l’un des sites touristiques les plus visités en France. Un monument gratuit, l'un des deux plus visités de la capitale, avec la Tour Eiffel.

Ce drame intervient après la crise des "gilets jaunes" qui a fait chuter la fréquentation touristique. En décembre dernier, le nombre des nuitées dans les hôtels avait chuté de 5,3% à Paris.

Une clientèle américaine très attachée à Quasimodo

"Après l'Arc de Triomphe saccagé, cela ne donne pas une image d'un pays qui maîtrise. Comment peut-on, en 2019, avoir un monument qui brûle aussi facilement?" Voilà ce que dit, par exemple, le directeur du cabinet Protourisme Didier Arino. Un avis que partage le groupement national des chaînes hôtelières qui rappelle que ça aura forcément une incidence sur son activité, particulièrement auprès de la clientèle américaine, très attachée à Quasimodo et autres personnages de Victor Hugo immortalisés par le cinéma et par une comédie musicale. C’est aussi évidemment une très mauvaise nouvelle pour toutes les boutiques de souvenirs, et les restaurants proches de Notre-Dame de Paris.

Notre-Dame de Paris est d’ailleurs un monument tellement visité qu’elle fonctionne presque comme une petite entreprise. La cathédrale est évidemment ouverte toute l’année et elle emploie une cinquantaine de personnes, épaulées par des dizaines de bénévoles. Des secrétaires, des logisticiens des comptables, des gardiens, des vendeurs et bien sûr les prêtres. Avec sa boutique aussi où 80.000 chapelets sont vendus chaque année mais aussi des bijoux, des livres, des CDs, des médailles, des petites statues. Des recettes qui servent à entretenir le monument car si le gros œuvre est aux frais de l’Etat, le reste incombe à l’Eglise. Et chaque année les dépenses d’entretien s’élèvent à 5 millions d’euros.

Marie Dupin