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Manque de personnel, Covid... Les réseaux de transports très perturbés dans certaines régions

Le variant Omicron entraîne une désorganisation dans le secteur des transports avec 15% d'absentéisme.

La rentrée était redoutée par de nombreux employeurs après les brassages de population pendant les fêtes. Mais finalement, pas "d’effet majeur" sur l’absentéisme, constate l’association nationale des DRH.

La SNCF assure ne pas avoir de remontée nationale, se dit "organisée", "on tient le coup", le niveau d'alerte n'est que local. Le système d'adaptation n'a pas changé et les TGV ne sont pas impactés.

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Localement, de fortes perturbations sont tout même observées, comme en Moselle. Pour assurer le service de bus habituel, il manque 177 chauffeurs. La faute au variant Omicron, très contagieux, mais surtout du sous-effectif chronique du secteur, selon François Basso, responsable Force Ouvrière de la société de transport Keolis.

“On était déjà en flux tendu et là maintenant avec le Covid, ça se ressent tout de suite, c’est des lignes qui sont encore supprimées. Ça ajoute encore à la situation. Là, au mois de janvier, on a dû réduire l’activité parce qu’on n'a pas assez d’effectifs et on ne pouvait pas assurer le trafic sur toutes les lignes”, affirme-t-il.

Un train sur 10 annulé dans les Hauts-de-France

Au niveau ferroviaire, la SNCF n'est pas en état d'alerte nationale et dit "tenir le coup". Pourtant, localement, ça coince. C'est le cas dans les Hauts-de-France. Plus d'un train sur 10 était annulé mardi, faute de personnel.

“On était à 160 trains de supprimés parce qu’on avait des gens malades. Personne n’est capable de savoir qui va être infecté ou pas et de savoir combien de temps ça va durer, 5 jours, 7 jours, 15 jours. Il faut s’attendre à de nouveaux manques de train”, assure Franck Dhersin, vice-président de la région en charge des transports.

En effet, l'Est et le Nord ne sont pas seuls à subir la désorganisation: des TER ont aussi été supprimés en Bretagne et en Auvergne-Rhône-Alpes, une quarantaine de lignes est impactée en Nouvelle-Aquitaine. 

Lucile Pascanet avec Guillaume Descours