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"Tenue décente exigée": pourquoi Emmanuel Macron s'oppose au "crop top" à l'école

Dans une interview à Elle, il aborde tout un tas de sujets comme les féminicides ou l'égalité salariale.

Le président de la République, Emmanuel Macron, a accordé une longue interview au magazine Elle à paraître vendredi. Dans cette interview, il s'alarme d'une société qui se racialise.

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Pour le chef de l'Etat, on essentialise de plus en plus les gens par la race. Emmanuel Macron dit ne pas se reconnaître dans un combat qui renvoie chacun à son identité, à son particularisme. 

Pour lui, les difficultés sociales ne sont pas uniquement structurées par le genre et la couleur de peau: "Je pourrais vous présenter des jeunes hommes blancs qui s'appellent Kevin, habitent Amiens ou Saint-Quentin, et qui ont d'immenses difficultés à trouver un job".

Polémique sur le "crop top"

Dans cette interview, le chef de l'Etat aborde la question des féminicides, de l'égalité salariale, il réagit également sur la polémique du "crop top", ce vêtement moulant qui s'arrête au niveau du nombril.

Tout comme le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer, il y a plusieurs mois, Emmanuel Macron se dit hostile à ce t-shirt qui dévoile le nombril des jeunes filles à l'école.

"Je suis plutôt "tenue décente exigée". La volonté de choquer n'a pas sa place à l'école. On peut tenir compte de la part de fantaisie d'un ado et tenir bon sur certains principes", conclut le Président.

En septembre dernier, déjà, Jean-Michel Blanquer voulait une "tenue républicaine" pour les élèves et les lycées. 

"L'école n'est pas un lieu comme les autres" précise le ministre de l'Education nationale qui réagissait à un appel lancé sur les réseaux sociaux par des collégiennes et lycéennes le 14 septembre dernier. "Vous n'allez pas à l'école comme vous allez à la plage ou en boîte de nuit" ajoutait-il, précisant que le contrôle des tenues vestimentaires relève de la compétence des règlements intérieurs de chaque établissement.

Une polémique qui avait fait grand bruit en pleine rentrée scolaire: sur RMC, Laurence Rossignol, sénatrice de l’Oise et présidente de l’Assemblée des femmes, avait dénoncé une dimension sexiste de tels propos: "Ce n’est pas parce qu'une fille montre son nombril que les garçons doivent en faire un objet sexuel".

Benjamin Smadja avec Xavier Allain