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Christiane Taubira, numerus clausus, autoroutes... ce qu'il faut retenir de l'interview de Fabien Roussel

Le candidat à la présidentielle du Parti communiste Fabien Roussel était face à Apolline de Malherbe ce lundi sur RMC\/BFMTV. Il a notamment affirmé qu'il ne se rallierait pas à Christiane Taubira, qui a remporté la primaire populaire de la gauche dimanche soir.

Fabien Roussel a répondu aux question d'Apolline de Malherbe ce lundi sur RMC et BFMTV. Le candidat à la présidentielle de 2022 a notamment abordé certains points de son programme et a également affirmé qu'il ne ferait pas de candidature commune avec Christiane Taubira, qui n'est selon lui, qu'une candidate de plus à gauche. 

Pas de ralliement à Christiane Taubira

“Je parle avec tout le monde depuis le début, depuis toujours. Je regrette que cette primaire populaire ait fait le choix de faire voter sur les personnalités, des noms et pas sur un programme. J’ai été exclu de cette primaire, ce qui montre un peu ce que ça peut représenter. Et pourtant, 460.000 personnes s’y sont inscrites, ce qui veut dire qu’il y a une attente, un espoir, une volonté que la gauche puisse l’emporter. Mais ce que nous disons nous, c’est que c’est le programme qui compte. Et moi, je veux défendre la question sociale, la question du pouvoir d’achat, des salaires, de l’énergie, des retraites parce que c’est ce que j’entends tous les jours."

"Les idées que nous défendons ont vocation à être présentées aux Français. Donc je ne me rallierai pas à Christiane Taubira. Elle n’a pour l’instant pas de programme, donc on ne sait même pas sur quoi elle va se présenter. À 69 jours du premier tour, ça peut interroger. Elle ne voulait pas être une candidature de plus, mais c’est ce qu’elle sera. Et ce qui est important, ce sont les idées qu'elle va défendre."

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Une renationalisation des autoroutes dans son programme

“Quel scandale que cette privatisation des autoroutes, faîte il y a 14 ans. Tous les rapports qui ont été faits, de droite et de gauche, disent que c’est une véritable scandale puisque les deux opérateurs privés, Vinci et Eiffage, à partir de cette année d’ailleurs, vont gagner sept milliards d’euros sur le dos des automobilistes, sur la hausse du prix des péages qui va augmenter de 2% ce mardi. Alors que si l’Etat était resté propriétaire de ces autoroutes, il n’aurait pas augmenté le prix des péages comme cela. Mais on n’a plus la main puisqu’on a vendu ces péages à des opérateurs privés. Moi ce que je ferai, c’est que je ne renouvellerai pas les concessions d’autoroutes pour que l’Etat reprenne la main petit à petit sur toutes ces concessions. Si vous ajoutez l’essence, les péages, les assurances qui augmentent, on ne s’en sort plus, même le droit aux vacances est attaqué".

Lever le numerus clausus des étudiants en médecine pour lutter contre les déserts médicaux

"Nous proposons de lever vraiment le numerus clausus pour permettre à 12.000 à 15.000 médecins d’exercer par an. Nous demandons à ce que l’installation de médecins, dans des zones densément peuplées en médecins, se fasse s’il y a le départ d’un médecin, pour inciter les médecins à aller dans les déserts médicaux. Et nous demandons aussi la réouverture d’hôpitaux de proximité, de maternités de proximité. Ces 15 dernières années, tout a été fait pour concentrer les hospitalisations dans des grands hôpitaux. Du coup, dans les zones rurales, nous sommes dans une perte d’accès aux soins. C’est un investissement lourd, important, mais ça va contribuer à la richesse du pays."

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Le slogan "tout le monde déteste la police scandé en marge d'une manifestation"

"Je condamne ce slogan, car je ne le partage pas. Nous avons besoin au contraire de redonner des moyens à la police pour qu'elle fasse correctement ses missions. Il y a besoin d'améliorer la formation, il y a besoin aussi une autorité indépendante pour juger les violences policières, qui existent aussi. Mais je ne voudrais pas que donner des moyens aux policiers soit le seul moyen de redonner de la tranquillité publique dans les quartiers, les villes et les villages. Il faut remettre des éducateurs, des écoles, de la culture, de l’art, du sport".

Guillaume Descours