RMC

Vive la France! Une start-up tournée vers l'écologie et le social

Tout l'été, RMC met en avant des français qui ont eu une idée novatrice et originale. Aujourd'hui, découverte du Comptoir de l'innovation, l'un des rares incubateurs de start up à acceuillir des entreprises sociales et à être situé en banlieue.

Entrer dans le Comptoir, c’est entrer dans le cœur de la future French Tech. Des tables de ping-pong en guise de bureaux collectifs, le portrait de Steve Jobs entre les photos des jeunes entrepreneurs installés ici et, partout, une certaine vision de la start-up, tournée vers l’écologie et le social.

Martin Besson, 22 ans à peine, a monté un média social sur Internet, "Sans A", comme Sans abri. "On s’occupe de rendre visible les invisibles, et d’encourager à l’action une communauté de 20.000 personnes en leur disant: vous pouvez agir, vous pouvez créer de belles histoires avec les personnes que vous allez rencontrer, les aider. Ils peuvent devenir des amis. "

Claire est co-fondatrice du site internet Dream Act, une plateforme de vente de produits éthiques. "On a par exemple des shampoings solides qui permettent de réduire ses déchets, et des chaussons "bouillote" qui sont fait par une entreprise d’insertion."

La jeune femme de 26 ans a fondé sa start-up sur une idée militante. "Je vivais en colocation avec mon associée actuelle. On se rendait compte qu’on avait envie de donner plus de sens à notre travail et à notre quotidien. mais en parallèle, nos armoires étaient remplies de vêtements made in Bangladesh, notre frigidaire plein de suremballages. C’est comme ça qu’on a eu l’idée de créer DreamAct, pour faire découvrir à tous les citoyens de belles marques ".

Au comptoir, des entrepreneurs aguerris, ou des experts, viennent donner un coup de main aux jeunes

Comme tous ici, Claire a eu un "mentor". Au comptoir, des entrepreneurs aguerris, ou des experts, viennent donner un coup de main aux jeunes. C’est le cas de Sylvain Peureux, expert-comptable. "Par mentor, on entend l’idée d’aider ces jeunes, les faire évoluer. Notre métier c’est l’expertise comptable, donc on les aide sur des volets techniques, comptabilité, fiscalité, levées de fonds. On vient bénévolement. Et l’idée ensuite est de garder contact."

Garder contact lorsque ces jeunes entreprises seront devenues des acteurs de poids dans leur domaine. C’est ce que souhaite Ramdane pour sa start-up. "J’ai eu l’idée de créer Tcheker avec mes cofondateurs, suite à une mésaventure. Un jour j’ai voulu acheter une voiture d’occasion sur le Bon Coin mais le véhicule ne correspondait pas du tout à ce qui était indiqué dans l’annonce." Son site internet permet d’envoyer à votre place une personne spécialiste qui vérifie le bien que vous voulez acheter.

Le Comptoir est financé à la fois par des partenaires publics et des groupes privés

Depuis 2014, les start-up du Comptoir ont créé 250 emplois. Les entrepreneurs comme Ramdane s’y sentent accompagnés, humainement et financièrement. "Aujourd’hui on essaie d’innover, de créer nos start-ups. On a beaucoup d’idées. Mais jusqu’ici les banques ne suivent pas. C’est en train de changer avec des organismes comme Le Comptoir. Je pense qu’avec l’envie et les projets qu’on a, il y a de très belles choses qui vont nous arriver."

Le Comptoir est financé à la fois par des partenaires publics et des groupes privés. Le but de tous ces jeunes entrepreneurs est de lever des fonds d’ici quelques mois et voler de leurs propres ailes.

Adeline Percept (avec T.M.)