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Bilan de la campagne: "il y a eu de l’agressivité, de la violence et un foisonnement des idées"

Ce vendredi soir à minuit, la campagne se termine. A trois jours du vote qui désignera le futur président de la République, les Grandes Gueules font le bilan de ces mois de lutte entre les candidats. Un échange d'idées qui a particulièrement séduit Pascal Perri.

Quel bilan tirer de cette campagne présidentielle? Dimanche soir, la France choisira son futur président de la République. Dès ce vendredi soir, la campagne s’arrête pour laisser les électeurs libres de choisir sans influence. Une campagne qui a séduit la Grande Gueule Pascal Perri, qui se réjouit des débats d’idées qui l’ont parsemé.

"J’ai aimé cette campagne, avec des temps forts et des temps faibles. Il y a un phénomène de nouveauté, des nouveaux acteurs et des surprises. C’était un vrai débat d’idées. On est un des derniers grands pays dans lequel il y a encore un candidat marxiste. Ça a du sens d’écouter Mélenchon même si je ne suis pas d’accord avec lui. Ce qui est significatif dans son cas, contrairement à Poutou et Arthaud, c’est que 20% des électeurs trouvent ce modèle encore convenable."

Pascal Perri le reconnait, s'il a été critique avec Benoît Hamon, il estime que son idée de revenu universel sera à nouveau débattue dans quelques années. "Benoit Hamon a avancé des idées nouvelles. Rétroactivement, ce garçon avait 20 ans d’avance. On en reparlera et vous verrez que cette question sera à un moment débattue. Fillon a été un candidat intéressant. Cela dit, je suis satisfait que ça s’arrête. Ça m’a beaucoup plus, j’ai été intéressé, passionné mais c’est la dose qui fait le poison. Ces derniers jours, j’étais davantage sur l’overdose. Je suis sur la réserve et content que ça se termine ce vendredi. Il y a eu de l’agressivité, de la violence et en même temps, un foisonnement des idées".

Les Grandes Gueules avec A. B.