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"Je les trouve odieux": le coup de gueule de Joëlle Dago-Serry contre les cyclistes

De plus en plus de cyclistes trouvent la mort sur la route. En deux ans, la mortalité des usagers du vélo a quasiment quadruplé. Un chiffre qui n'étonne pas Joëlle Dago-Serry qui a estimé, dans les "Grandes Gueules" sur RMC, le comportement des deux roues non-motorisés dangereux sur la route.

C'est un phénomène marquant mais qui n'est pas étonnant, étant donné le fort développement des mobilités "douces" depuis la pandémie de Covid-19. La mortalité des cyclistes a quasiment quadruplé en mai 2022, par rapport à la même époque en 2019. 22 adeptes du vélo ont trouvé la mort contre seulement six, il y a deux ans à la même époque. Plus grave encore, "un cycliste sur trois se tue seul, sans choc avec un autre usager" selon David Julliard, adjoint au délégué à la sécurité routière, dans le bilan 2021 de l’accidentalité routière.

Joëlle Dago-Serry, la coach de vie et chroniqueuse aux "Grandes Gueules", a poussé un coup de gueule sur les cyclistes à Paris qui "se comportent comme si tout était permis pour eux". Elle constate lors qu'elle se déplace à pied dans la capitale que les vélos "ne respectent pas les feux rouges". "Ils ne s’arrêtent jamais", s'étonne-t-elle.

"Je les trouve odieux! En tant que piéton, j’ai beaucoup plus peur d’un cycliste que d’une voiture. Ce matin à Porte de Versailles, j’ai failli me faire renverser par trois cyclistes", raconte-t-elle.

Paris, une ville pas faite pour les vélos?

Joëlle Dago voit deux justifications à cela. L'une est "idéologique" selon la chroniqueuse des GG: "En roulant en vélo, je suis pur, je ne pollue pas et donc je suis le meilleur", juge-t-elle, se mettant à la place d'un cycliste. La seconde est liée à la vie parisienne: "Ils (les cyclistes) doivent naviguer avec les voitures, ils sont en train de slalomer et ils ne sont pas sereins."

A ces deux justifications, Joëlle Dago-Serry remet aussi en cause la politique du "tout vélo" pronée par la mairie de Paris: "Est-ce que le vélo a vocation à être partout dans Paris? Vu la configuration de la ville, je ne crois pas". Un constat partagé par Stéphane Manigold, président de la branche restauration de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie Île-de-France: "Vu leur état, les routes dans Paris ne sont pas faites pour les deux roues".

Le casque obligatoire?

Les aménagements urbains autour des pistes cyclables posent aussi problème à Corinne, auditrice des "Grandes Gueules", qui raconte s'être fait renverser deux fois par des vélos.

"Il y a énormément de parapets à Paris pour border les lignes de vélo, très hauts. Les voitures ne les voient pas et qui ne sont pas signalés la nuit. Une bonne partie des cyclistes ne connaissent pas non plus les gilets jaunes et les éclairages, on ne les voit pas la nuit", explique l'auditrice.

Face à cette mortalité croissante des cyclistes sur les routes, Stéphane Manigold a jugé dans les "Grandes Gueules" qu'il fallait "apprendre à cohabiter" entre vélos, piétons et voitures. Jugeant les chiffres du rapport de la sécurité routière "flippants", il préconise une solution, "le casque obligatoire."

MM