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Jeu moche des Bleus: Philippe Tournon regrette que les critiques soient devenues un fonds de commerce

Tout juste auréolé d'un nouveau titre de champion du monde après 1998, le chef de presse des Bleus Philippe Tournon, était l'invité des Grandes Gueules ce mercredi. Il a notamment réagi aux critiques sur le jeu prétendument "moche" de l'équipe de France.

C'est le Bleu le plus capé. Tout juste auréolé de son titre de champion du monde, Philippe Tournon, le chef de presse des Bleus est venu ce mercredi dans les Grandes Gueules, trois jours après la victoire de l'équipe de France en finale de la Coupe du monde. Il a commencé sa carrière en Bleus en 1983 et a travaillé comme chef de presse avec Michel Hidalgo, Henri Michel, Michel Platini, Gérard Houiller, Aimé Jacquet, Roger Lemerre, Jacques Santini, et puis Didier Deschamps. Soit 337 matchs de l'équipe de France. Il n'aura quitté les Bleus qu'entre 2006 et 2010, avant de faire son retour en 2012 à la demande de Laurent Blanc.

Il en a donc entendu, des critiques sur l'équipe de France tout au long de sa carrière. Alors quand on lui demande ce mercredi dans les Grandes Gueules ce qu'il avait pensé des critiques sur le jeu de l'équipe de France, que certains, dont Daniel Riolo, trouvent "moche", Philippe Tournon a fait part de son agacement.

"Discussions de café du commerce"

"Après le match contre le Danemark (0-0) on a dit que c'était de la bouillie pour les chats, un match indigne etc. On ne cherche pas à faire dire au journaliste qu'un match emmerdant a été passionnant, mais il ne faut pas aller trop loin dans l'amalgame et dire qu'on n'ira pas loin (dans la compétition), qu'on va se casser la gueule… Ça m'irrite souvent, oui".

"Mais c'est devenu un fonds de commerce pour tellement de gens aujourd'hui, ces discussions de comptoir et de café du commerce, on ne les arrêtera pas. Ça passionne les gens".

"France-Danemark n'était pas le match du siècle, reconnaît aisément Philippe Tournon. Simplement, les joueurs et le staff étaient sur un plan de bataille: il y avait les matchs de poule et les matchs à élimination directe et ils sentaient qu'ils montaient en puissance. Qu'à Paris cela n'ait pas plus et qu'on ait fait des gorges chaudes de ce match, je le comprends, mais on n'est pas sur la même planète".

P. G. avec les GG