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Affaire Théo: "ceux qui cassent dans les manifestations veulent que la police n’existe plus"

Des violents incidents, en marge de la manifestation en soutien à Théo, ont donné lieu à 37 interpellations samedi à Bobigny. Des débordements commentés ce lundi dans Radio Brunet par Jean-Claude Delage, secrétaire général du syndicat de police Alliance.

Samedi, Bobigny s’est embrasée. Le rassemblement autorisé par la préfecture a dégénéré et 37 personnes ont été interpellées. Pour Jean Claude Delage, secrétaire général du syndicat de police Alliance, des personnalités seraient dans la culture de l’excuse vis-à-vis des casseurs. Pour lui, plusieurs idéologues voudraient que la police républicaine ne fasse que patrouiller.

"Ceux qui souffrent aujourd’hui, ce sont les personnes qui habitent dans ces quartiers difficiles, dans ces zones que moi je qualifie parfois de non-droit. Ceux qui cassent dans les manifestations veulent que la police n’existe plus. Qu’elle ne soit plus présente, qu’elle ne les empêche plus de dealer, de trafiquer, de faire ce qu’ils ont envie de faire." 

Pour le policier, ceux qui souffrent le plus sont les habitants de ces quartiers sensibles. "Il y a aussi ceux qui vivent dans ces quartiers, qui sont des citoyens honnêtes, et qui eux, ne supportent plus ça. Mais vous avez toujours une partie de l’intelligentsia parisienne qui dit ‘attention la police ne se comporte pas bien'."

Selon lui, les chiffres, relevés par les associations qui dénoncent la violence policière, prouvent qu'elle est loin d'être majoritaire. "Il y a quatorze millions de contrôles dans l’année. L’association Stop aux contrôles au faciès a dénoncé 280 contrôles qui auraient été des contrôles au faciès. Comment peut-on dire que la police ne fait pas son travail? Aujourd’hui la police est diverse, vous pensez que le matin, ils se lèvent pour aller contrôler des gens parce qu’ils sont noir blanc ou jaune?"

Radio Brunet avec A. B.