RMC

Manque de personnel: le trafic aérien pourrait être fortement perturbé cet été

L'été s'annonce d'ores et déjà compliqué pour les usagers du transport aérien. Les compagnies ont sous-évalué la reprise du trafic aérien et sont en manque d'employés pour cet été.

Si vous avez réservé un vol EasyJet pour partir en vacances cet été, vous pourriez bien avoir une mauvaise surprise. La compagnie aérienne à bas prix a annoncé lundi réduire sa capacité de transport, pour ne pas devoir annuler des vols au dernier moment. En cause, un manque aigu de personnel.

Mais même si vous n'avez pas choisi cette compagnie, vous risquez tout de même de ne pas être épargné par des complications dans le transport aérien. Le souci principal pour les compagnies aériennes, c'est le manque de bras. C’est ce qu’explique Olivier Rigazio, porte-parole du syndicat national des pilotes de lignes.

“En général les compagnies aériennes embauchent leurs pilotes sur l’hiver pour qu’ils soient prêts pour l’été. Malheureusement, en mars 2022, on avait encore très peu de visibilité sur ce qu’allait être l’été 2022. Les compagnies n’ont pas anticipé. Il manque 15% de personnels à peu près. Il suffit qu’un pilote ne puisse pas au dernier moment assurer son vol et je ne suis pas sûr que comme d’habitude, on lui trouve un remplaçant”, indique-t-il.

Une reprise beaucoup plus forte qu'escomptée

De quoi s'attendre à de fortes perturbations. D'autant plus qu'au sol, agents de sécurité, personnels d'escale et d'assistance manquent aussi, alors que le nombre de passagers devrait presque revenir à l'avant pandémie. “La reprise est très forte et elle s’accentue traditionnellement pendant l’été. On a fait x3 en trafic en un an, en France”, assure Arnaud Aymé, spécialiste transport chez SIA Partners.

Pour faire face, les compagnies aériennes comme Lufthansa ou EasyJet s'organisent.

“Il y a soit des vols qui sont annulés, soit des nouveaux vols qui ne sont pas proposés. Il peut aussi être demandé aux voyageurs de limiter les bagages en soute ou de les enregistrer à l’avance”, détaille-t-il.

L'expert reste cependant optimiste. Pour lui, la situation devrait revenir à la normale dès l'année prochaine.

Lucile Pascanet avec Guillaume Descours