RMC

Grève des éboueurs à Marseille: "l’image de la ville est détruite"

Pour le huitième jour consécutif, la grève des éboueurs se poursuit à Marseille, provoquant l’exaspération des habitants et commerçants.

Depuis huit jours, les éboueurs de Marseille sont en grève. Le conflit ne touche partiellement que 5 arrondissements sur 16, mais il s'agit des plus visibles, ceux du centre-ville. Les grévistes demandent une réévaluation de la prime du dimanche et de pénibilité, mais la métropole qui les emploie refuse de les recevoir tant que le travail n'aura pas repris

Un conflit qui révolte Michel, habitant d'un des quartier touché. "C’est tout simplement honteux et scandaleux vu les impôts fonciers et les taxes que l’on paye. C’est la mairie de Marseille qui doit faire boulot, s’ils sont en grève il faut les remplacer. Ce n’est pas envisageable de voir les rats, qui ressemblent à des chats, sortir aux alentours de 21h pour faire les poubelles".

Le blocage dans lequel s'enfonce la ville touche également les commerçants comme Stéphane, qui tient un snack à proximité du Vieux-Port, actuellement encadré par deux tas d'ordure. "Ça fait une semaine que ma terrasse est en face d’un tas d’ordures. Ça ne donne pas envie de manger. Je suis en train de perdre entre 20 et 30% de chiffre d’affaire par jour".

"Les syndicats sont en train de détruire des emplois"

Pour Alain Paulin, président de l'Union des métiers de l'Industrie de l'hôtellerie, c'est encore une fois l'image de Marseille qui a va en pâtir: "on commence à remonter l’image de la ville et régulièrement, elle est détruite. Il faudrait que les syndicats prennent conscience qu’ils sont en train de détruire des emplois, détruire l’avenir d’une cité, d’une métropole et ça c’est grave".

Une situation qui ne peut plus durer pour les habitants et les commerçants, qui demandent ce mardi, que le ramassage reprenne au plus vite dans l'ensemble de la ville.

Lionel Dian avec A.B.