RMC

Bruxelles: les débats commencent au procès des attentats, sept ans après l'attaque

Ce lundi marque le premier jour des débats au procès des attentats de Bruxelles, perpétrés en 2016. Après celui des attentats du 13 novembre, c'est un nouveau procès hors norme qui va se dérouler pendant 10 mois: plus d'un millier de personnes se sont constituées parties civiles face aux dix accusés, dont un absent car présumé mort en Syrie. Au total, cette attaque a coûté la vie à 32 personnes et fait 340 blessés.

Sept ans après les attentats de Bruxelles, les dix accusés vont être jugés. Le procès s'est ouvert mercredi, mais les débats commencent ce lundi.

Le 22 mars 2016, deux kamikazes s'étaient fait exploser à l'aéroport de Bruxelles Zaventem et un autre dans une station de métro de la capitale belge. Ces attentats-suicides avaient été revendiqués par l'État islamique.

"On m'a dit qu'il y avait une explosion à l'aéroport de Zaventem, alors que ma soeur travaillait sur place. Je suis figé et je sens qu'elle y est passée, que c'était fini. Elle n'était pas uniquement ma soeur, c'était aussi ma meilleure amie. Elle avait une humanité et un coeur énorme, il faut que justice soit faite", dit Philippe Vansteenkisten, le frère d'une victime.

La même cellule jihadiste que le 13 novembre 2015

Neuf accusés, dont Salah Abdeslam, seront présents pendant ces dix mois de procès. Le dixième est jugé en son absence: il est présumé mort en Syrie. Plusieurs de ces accusés ont déjà été condamnés à Paris pour les attentats du 13 novembre 2015, car il s'agit de la même cellule jihadiste.

"Ici on va reprendre la suite temporelle avec la plupart des mêmes acteurs. La question qui reste est de savoir s'ils vont choisir de se retrancher dans un certain silence ou de venir de manière un peu plus libérée en répondant à toutes ces questions que les victimes peuvent se poser", explique Me Guillaume Lys, avocat de l'association de victimes V Europe.

Un millier de parties civiles

Ces questions, restées en suspens, sont nombreuses. L'une d'entre elles interroge tout le monde: Pourquoi deux accusés ont-il renoncé à se faire exploser? Mohamed Abrini, surnommé l'homme au chapeau, a abandonné son chariot d'explosif à l'aéroport de Zaventeem et Osama Krayem, qui s'est engouffré dans le métro avec un gilet explosif, a fait demi-tour.

Au total, un millier de personnes se sont déjà constituées parties civiles à l'issue de ces attaques, qui ont causé la mort de 32 personnes et ont fait 340 blessés.

AB avec Marion Dubreuil et Rémi Ink