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Trafic de drogue: la Belgique a tellement saisi de cocaïne qu'elle a du mal à la détruire

La Belgique est l'une des plus grandes portes d'entrées pour la drogue en Europe. Le pays l'a bien compris et tente de lutter contre ce trafic, notamment par la multiplication de saisies. Les autorités pensent qu'elles vont dépasser les 100 tonnes de cocaïne cette année. Problème: ça bloque au niveau des incinérateurs prévus pour les détruire. Il faut donc stocker cette drogue, mais cela pose un vrai problème de sécurité.

La Belgique, tout comme les Pays-Bas, livre une bataille acharnée contre le trafic de drogue. Il faut dire que le port d'Anvers est l'une des portes d'entrées les plus importantes du continent européen. Malgré les menaces des réseaux de drogues très influents, les saisies sont très nombreuses.

Cette année, les autorités belges pensent qu'elles vont dépasser les 100 tonnes de cocaïne saisies: c'est un record. Le problème, c'est que toute cette drogue doit être détruite, mais il n'y a pas assez d'incinérateurs.

La cocaïne, comme les autres substances illicites, ne peut pas être brûlée n'importe où. Il y a des incinérateurs spécifiques, équipés de filtres particuliers et qui respectent les normes environnementales. Ce sont donc ces lieux qui manquent... et ça bouchonne.

Un drone repéré par les autorités près des entrepôts

Les autorités sont donc obligées de stocker la cocaïne avant de pouvoir la détruire. Il y a donc maintenant un problème réel de sécurité: ces entrepôts suscitent la convoitise des grands groupes criminels.

Le procureur d'Anvers a tiré la sonnette d'alarme et a saisi le ministre de la Justice. D’après un quotidien flamand, les policiers ont déjà remarqué que des suspects utilisaient un drone pour faire des repérages autour d’un lieu de stockage. Pour faire face, les autorités pourraient annoncer une solution dans la journée.

La mafia de la drogue est très présente en Belgique. À la fin du mois de septembre, le ministre de la Justice, Vincent Van Quickenborne, avait échappé à un projet d'enlèvement. Il avait alors accusé "la mafia de la drogue".

AB avec Guillaume Biet