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A la République en Marche, l’obsession d’être différent: "Nous avons veillé à ne pas installer de baronnie"

Le Premier ministre Edouard Philippe lors du rassemblement de La République en Marche, le 8 juillet 2017.

Le Premier ministre Edouard Philippe lors du rassemblement de La République en Marche, le 8 juillet 2017. - AFP

Pour la première fois depuis l’élection d’Emmanuel Macron, les membres de la République en Marche sont réunis pour donner des statuts au mouvement.

Premier rassemblement de la République en Marche depuis l'élection d'Emmanuel Macron. Les 3.000 personnes réunies hier à la Villette à Paris avaient pour mission hier de se donner une feuille de route et d’une direction collégiale pour remplacer Catherine Barbaroux. La présidente par intérim du mouvement avait remplacé Emmanuel Macron lors de l'accession de ce dernier à l'Elysée.

La nouvelle organisation du mouvement avec un Conseil, un bureau exécutif et des délégués généraux sera soumise au vote des militants à partir du 23 juillet et ce pendant une semaine. L'obsession des membres de la République en Marche est de faire différent des autres partis.

"Il n’y a pas de carré VIP"

Ne leur parlez surtout pas de parti politique: La République en Marche est un mouvement, une communauté, jusque dans les moindres détails. Ici, tout le monde est logé à la même enseigne selon Catherine Barbaroux, désormais ex présidente par intérim. "Il n’y a pas de carré VIP. Il y a eu juste un premier rang quand même d’accès pour les plus hautes autorités".

Se désintoxiquer de la vieille politique, c’est le leitmotiv des marcheurs. "Nous avons veillé dans les statuts à ne pas installer de baronnie ou de professionnel de la politique, reprend Catherine Barbaroux. Ces postures-là sont des postures d’un monde ancien".

"La gratuité de l’adhésion aussi nous différencie des autres mouvements"

Un parti différent et ouvert, c’est la recette du succès selon le secrétaire d’Etat Benjamin Grivaux. "Vous pouvez adhérer à un autre mouvement politique et à En Marche. La gratuité de l’adhésion aussi nous différencie des autres mouvements". La République en Marche, qui compte 373.000 adhérents et 3.200 comités locaux, est la seule formation à ne pas exiger de cotisations. Elle a engrangé 15 millions d’euros de dons et touchera 20,5 millions d’euros par an à partir de l’année prochaine grâce au succès des élections législatives.

Annabel Roger (avec A.M.)