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Arnaud Montebourg dénonce un "concours de Narcisse" à gauche et défend "l'urgence" d'un projet commun

Face à Apolline de Malherbe ce vendredi sur RMC, Arnaud Montebourg est revenu sur les troubles de la gauche à quatre mois de la présidentielle.

"Nous sommes devant une situation d'urgence". Arnaud Montebourg a brandi le spectre d'un pays potentiellement gouverné par l'extrême droite pour exhorter tous les candidats de gauche à présenter une candidature commune. "Quand il y a le feu sur la ville, il faut sonner le tocsin", image-t-il ce vendredi matin sur RMC.

"L'extrême droite est aux portes du pouvoir. Nous sommes aujourd'hui à 38% d'intentions de vote d'extrême droite au premier tour. Nous sommes dans une situation extrêmement grave. Soit la gauche reste dans sa discorde, soit elle décide d'opposer une proposition politique."

"Je pense qu'aucun des cinq candidats de gauche ne pourra gouverner. Jamais. Et certainement pas seul"

L'ancien ministre du Redressement productif a depuis mardi annoncé qu'il offrait sa candidature à un projet commun. 

"Je défends maintenant la mise en commun. Est-ce que ça va être le concours des Narcisse à gauche? Le 'moi je' ? je suis défenseur d'un républicain social. (...) Je pense qu'aucun des cinq candidats de gauche ne pourra gouverner. Jamais. Et certainement pas seul. Il faut faire des compromis."

A propos de Jean-Luc Mélenchon, qui a rejeté l'idée d'une primaire à gauche, Arnaud Montebourg estime qu'"il n'est pas à la hauteur de la situation politique". "Il ne peut pas gagner seul, il devra donc faire des compromis, comme moi, comme nous tous, explique Arnaud Montebourg. Ce n’est pas une honte, c’est même plutôt honorable. C’est comme ça que nous pourrons imaginer un chemin commun."

Montebourg va "appeler" les autres candidats

Arnaud Montebourg explique qu'il reste du temps et qu'il va "appeler" ses concurrents à gauche ce vendredi pour les convaincre. Il vise la mi-janvier pour se mettre d'accord sur un programme commun, et aimerait que chaque candidat apporte 5 propositions majeures.

Après des sondages catastrophiques la plaçant à 3% d'intentions de vote pur le premier tour de l'élection présidentielle, Anne Hidalgo (PS) a proposé quant à elle une primaire de la gauche. Les écologistes, ayant déjà réalisé leur primaire, les Insoumis et les communistes, pas consultés avant cette proposition, ont tous immédiatement refusé.

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J.A.