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Comment Marine Le Pen veut faire la révolution dans sa campagne

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Après ses confessions sur le divan dans l’émission “Ambition intime” sur M6, Marine Le Pen veut continuer de lever le voile. C’est le "off" du jour. 

Un des proches de la candidate veut révolutionner ses futurs meetings. Une refonte des codes du RN, du sol au plafond. "Il faut qu’on supprime la tribune, Marine doit s’avancer vers les gens", plaide ce soutien. Il faut aussi changer l’éclairage, changer la bande-son: "Arrêtons d’être dans des salles toutes noires, il nous faut de la lumière”, une musique moins "angoissante". Et pourquoi pas un chauffeur de salle pour mettre l'ambiance avant les meetings?

Les meetings, justement, il devrait y en avoir beaucoup moins qu’il y a 5 ans: les grands raouts, d’abord “ça coûte très cher” explique un proche de Le Pen et surtout ça ne colle pas vraiment avec la nouvelle stratégie: tout miser sur la France périphérique, celle des classes populaires et des oubliés.

A coté des réunions dans des villes moyennes, le parti devrait donc se limiter à deux grandes démonstrations de force. L’une à la fin de la campagne. L’autre au début, probablement en janvier. La ville n’est pas encore arrêtée. "On avait pensé à Reims" rapporte un cadre avant de râler, "Mélenchon a eu l’idée avant nous!".

Cette nouvelle stratégie peut-t-elle fonctionner?

Le problème au RN, c’est que les habitudes ont la peau dure! "Il va falloir lutter contre beaucoup de résistances” anticipe déjà un soutien de Marine Le Pen. Les plus proches de la candidate goûtent peu les propositions nouvelles. De quoi désespérer? cet autre cadre du parti: "Si on continue à ne pas prendre de risques, on va le payer au prix fort". 

Le salon du "Made in France": "The place to be"

Londres et Bruxelles sont sur la liste. Eric Zemmour doit aussi se rendre en Arménie. Il a été invité, assure un soutien, dans ce pays ami de la France. L’occasion de ressortir ses marottes favorites. “L’Arménie est confrontée à un islam conquérant” dixit un proche, “c’est pour cela qu’Eric Zemmour a décidé d'y aller”.

Le toujours pas officiellement candidat sera par ailleurs dimanche au Salon du Made in France, à Paris. Tout comme au moins 6 autres prétendants à l’Elysée. Les candidats vont même y faire un peu de shopping pour "Made in franciser" leur image. 

Jean-Luc Mélenchon va passer dire bonjour à l’entreprise textile "1083" basée dans la Drôme - l’Insoumis leur a demandé un prototype pour l’une de ses vestes de campagne.

Yannick Jadot lui, a déjà la veste mais pas toute la panoplie. L’écologiste ira saluer la marque qui fabrique ses costumes sur mesure. Il a aussi une montre "made in France", achetée sur un précédent salon. Son acquisition pour cette année? Pourquoi pas des chaussures, nous dit son équipe. 

En revanche pas, le candidat écologiste ne passera par le stand d’Arnaud Montebourg, car le chantre de la "Remontada" est, cette année, candidat et exposant. Deux de ses marques de produits bio sont sur le salon: les glaces "La Mémère" et le miel "Bleu blanc ruche".

Reste que l’ancien ministre n’aura pas le droit d’être derrière son stand pour faire la promo de ses produits - car justement il est candidat. "Pas de mélange des genres" assène un de ses stratèges. Son entourage n’a d’ailleurs qu’une frayeur: que Montebourg ne puisse pas s’empêcher de lancer une petite phrase. 

Le service politique de RMC