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Débat d'entre-deux-tours: les candidats ont-ils réussi à convaincre les indécis?

En trois heures de débat d'entre-deux-tours entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, quelques électeurs indécis ont été convaincus. Mais sans vraiment trop d'adhésion à l'un ou l'autre candidat, en lice pour le second tour de l'élection présidentielle.

Le débat de mercredi a-t-il fait basculer les électeurs qui hésitent encore avant le second tour de l'élection présidentielle? Encore indécis avant le débat d'entre-deux-tours, Théo étudiant de 22 ans, a enfin fait son choix. Ça sera un bulletin Emmanuel Macron dans l'urne dimanche: "Ce qui m'a aidé à trancher, clairement ce ne sont pas forcément les arguments de monsieur Macron mais c'est surtout la façon avec laquelle madame Le Pen a mené ce débat", reconnaît-il au micro de RMC.

À l’inverse, c’est la posture du "président-candidat" qui a gêné Caroline: "Tout, dans son verbal et son non-verbal, laisse à penser qu'il méprise l'autre candidate". Pourtant, elle qui hésitait avant le débat à voter blanc, a quand même fait son choix: "Je prendrai la décision de voter monsieur Macron parce qu'il connaît ses dossiers, on voit que c'est quelqu'un qui maîtrise, et je trouve que c'est important pour un chef d'Etat".

"Ça manquait de niveau"

Si tous les spécialistes assurent que ce type d'exercice ne fait jamais basculer une élection, le débat regardé par près de 15,5 millions de personnes, a tout de même permis de convaincre quelques-uns. Mais d'autres restent campés sur leurs positions.

"Je trouvais que ça manquait de niveau", assure Pierre 49 ans, beaucoup moins séduit et qui était avant le débat, à deux doigts de faire confiance à la présidente du Rassemblement national: "Ce qu'il aurait fallu, c'est une prestation où Marine Le Pen aurait pu avoir une sorte de révélation. Je reste vraiment sur ma faim, cela ne m'inspire pas". En l’état actuel des choses, il devrait donc s’abstenir dimanche.

Florian Chevallay (avec Guillaume Dussourt)