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"Gauche du travail et pas des allocs": "C'est sale ce que fait Roussel" lance Bruno Poncet

Le chef du parti communiste français Fabien Roussel s'est fait de nouveaux amis à droite et n'a pas soigné sa cote à gauche, en plaidant ce week-end pour "une gauche du travail et pas une gauche des allocs".

Fabien Roussel crée la polémique. Le chef du PCF s'est dit, à la fête de l'Huma, pour "une gauche du travail et pas des allocs" afin de parler "autant aux Français des villes qu'à ceux des champs", estimant que la Nupes avait elle échoué à parler aux classes populaires.

"La France pour laquelle je me bats, c'est une France où l'on arrive à se débarrasser du travail. Je ne veux pas d'une France du chômage, des primes, des minimas sociaux et de la pauvreté; on veut de la dignité, gagnée par le travail. Une gauche qui parle autant aux paysans qu'aux ouvriers, aux Français des villes qu'à ceux des champs", a assuré Fabien Roussel ce vendredi.

"Il a vrillé, il a basculé de l'autre côté, c'est une longue suite de ses dérives", a déploré ce lundi sur le plateau des "Grandes Gueules", Bruno Poncet, cheminot et syndicaliste. "Il va chasser sur les terres du Rassemblement national".

"J'ai honte que le parti communiste actuel soit dirigé par Fabien Roussel. C'est du hors-sol complet, personne ne se complaît dans le fait d'être au RSA ou de toucher le chômage ! C'est très sale ce qu'il fait là", a ajouté le syndicaliste.

"Jean-Luc aime être seul face à son public"

Les propos de Fabien Roussel ont a contrario plu à Charles Consigny. "Je ne le défends pas, il est communiste je me méfie de sa "taqiya". Néanmoins, sur le fond de ce qu'il dit, je suis d'accord et je suis très amusé de voir les réactions indignées à gauche, notamment celle d'Aymeric Caron qui pour une fois ne nous parlait pas du triste sort des moustiques", a ironisé l'avocat, candidat LR malheureux aux législatives.

Les propos de Fabien Roussel avaient déjà provoqué l'ire de la Nupes, Jean-Luc Mélenchon en tête. "Je demande qu'on arrête les jérémiades", a-t-il assuré. "Certes, il faut toujours faire plus, mais nous sommes devenus le premier parti des chômeurs, précaires, jeunes de moins de 35 ans, des centres urbains, nous sommes le peuple des humiliés et opprimés", a ajouté l'ancien candidat à la présidentielle.

"Qu'on débatte tous ensemble, ça aurait eu de la gueule, mais Jean-Luc aime être seul face à son public", avait déjà déploré Fabien Roussel vendredi.

Guillaume Dussourt