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"Je n’ai pas voté pour ma mère": Arthur Germain, le fils d’Anne Hidalgo, explique son choix

Fils d’Anne Hidalgo, Arthur Germain s’est abstenu au second tour de l’élection présidentielle, après avoir voté pour Jean-Luc Mélenchon au premier tour. Dans "Apolline Matin" ce mardi sur RMC et RMC Story, il a expliqué sa volonté de voir le "système" changer.

Parmi les 616.478 voix pour Anne Hidalgo au premier tour de l’élection présidentielle (1,75%), il n’y avait pas celle de son fils, Arthur Germain. "Je n’ai pas voté pour ma mère, a-t-il expliqué ce mardi dans ‘Apolline Matin’ sur RMC et RMC Story. J’ai voté pour Jean-Luc Mélenchon, pas par grosse conviction en réalité. Ce n’était pas parce que je trouvais que ce qu’il disait était génial. Mais son idée de faire une VIe République, ça pouvait être un moyen pour que les gens se posent des questions sur la globalité." Et au second tour, comme il l’avait tweeté, Arthur Germain s’est abstenu. Déçu par Jean-Luc Mélenchon et convaincu par le besoin de "changer" le système.

"J’ai été assez déçu par ce qu’il (Jean-Luc Mélenchon) a dit après le premier tour, par le fait qu’il se range de manière un peu insidieuse derrière Emmanuel Macron. Je trouve ça dommage parce qu’il portait vraiment l’idée d’un nouveau système." S’il n’a pas voté ce dimanche, c’est "pour plusieurs raisons". "Ce n’est pas seulement parce que je ne crois plus à la politique, confie Arthur Germain. C’est que pour moi, il y a des problèmes de fond dans la société qui sont plus importants. Il y a plein de crises, comme celle du Covid, qui sont les symptômes de la dépression plus globale de la société. Les problèmes de fond ne vont pas se régler en restant dans ce système-là. Tout l’enjeu de mes aventures est de montrer qu’un autre mode vie, une autre société, est possible, avec d’autres valeurs. On peut reconstruire quelque chose d’autre qui règle ces problèmes-là."

"Il faut qu’on reparte sur un mode de vie plus lent, plus connecté à la nature"

Pour ce nageur et aventurier, ce scrutin présidentiel est "une mauvaise méthode". "On vote une fois tous les cinq ans et ensuite, on attend de voir ce qu’il se passe, on n’a absolument aucun contrôle sur la politique, déplore-t-il. Je trouve ça dommage. Et ça ne pousse pas à s’intéresser, à changer de mode de vie. Il faut qu’on reparte sur un mode de vie plus lent, plus connecté à la nature. Je suis en train de construire une maison autonome à but pédagogique, pour emmener les gens et leur montrer qu’on peut vivre différemment et comment on peut vivre différemment. C’est une utopie, mais on peut la réaliser."

"Il y a un trop gros rapport au matériel, ajoute Arthur Germain. Je n’aime pas le terme de décroissance. Il faut qu’on vive plus simplement, qu’on ralentisse, qu’on ait plus de temps. Il faut qu’on ait le temps de réfléchir, de penser, de se demander pourquoi on vit. On n’a plus le temps de faire tout ça. L’industrie de l’attention des gens, c’est la plus riche du monde. Pour changer le système, il faut rentrer dedans et essayer d’amener les gens à se poser des questions. Mon idée, c’est plutôt de les faire réfléchir. Mon message, c’est un appel. J’ai envie de dire aux gens qui ne se reconnaissent plus dans ce système, qui sont malheureux dans ce système, venez et on essaye de recréer quelque chose d’autre. Il y a plein de moyens de le faire."

LP