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Présidentielle: Arnaud Montebourg veut faire toute sa campagne... en TER

INDISCRETION RMC - "Le Journal du Off",  tous les matins 5h36 sur RMC: infos, coulisses, indiscrétions avec le service politique, pour tout savoir, tout comprendre à quelques mois de la présidentielle.

C'est le off du jour: Arnaud Montebourg est sur les rails de la présidentielle.

Et c'est à prendre au sens littéral. Le candidat déclaré depuis début septembre a fait son premier déplacement vendredi dernier sur la ligne Epernay-Château Thierry.

Et c'est loin d'être le dernier trajet: "On va faire cela jusqu'à fin octobre au moins, en descendant des lignes de TER. Ce sera un tour de France des villes moyennes" détaille un proche de l'ex-socialiste. Une "campagne TER" revendiquée par l'ancien Ministre de l'Economie, qui veut défendre ce qu'il appelle la "France des sous-préfectures". C'est aussi un bon moyen de se démarquer des autres candidats, à peu de frais.

Au programme, des trajets en train donc, des échanges avec les passagers, et plusieurs arrêts en gare pour discuter avec les habitants.

Et la locomotive accélère. Arnaud Montebourg doit arpenter au moins deux ou trois autres lignes dans les dix prochains jours. Avant un déplacement incontournable pour lui.

La fête de la Rose à Frangy-en-Bresse le 25 septembre où il présentera son programme. Souvenez-vous la fête de la Rose, c'est là où en 2014, le Ministre de l'Economie de l'époque avait proposé sa fameuse "Cuvée du redressement", la veille de son départ du gouvernement.

Et quand il n'est pas dans le train, Montebourg parle autoroutes avec Fabien Roussel.

Echange d'amabilités sur Twitter entre les deux candidats à la présidentielle.

Tout commence par un extrait d'interview d'Arnaud Montebourg, qui se félicite d'avoir inspiré d'autres candidats pour défendre la nationalisation des autoroutes, dont Fabien Roussel.

Sauf que le candidat communiste tient à mettre les points sur les i. "Cher Arnaud, les parlementaires communistes ont déposé des propositions depuis 2010 pour demander la nationalisation des autoroutes. Entre temps, vous avez été ministre de Hollande"... écrit le chef de file communiste. 

"Il ne vous a pas échappé que j'ai quitté ce gouvernement sur des désaccords politiques majeurs" se défend Arnaud Montebourg, qui salue le travail des députés et sénateurs communistes. 

Peut-être l'amorce d'un rapprochement entre les deux candidats de gauche...

Jour J pour les écolos.

Les votes pour la primaire écologiste s'ouvrent à partir de 7h aujourd'hui, jusqu'à dimanche. Et avant même que ce premier tour soit terminé, Yannick Jadot se voit déjà sauter le deuxième tour.

C'est le favori de cette primaire. Et ses proches ne le cachent pas : si Yannick Jadot passe la barre des 40% des voix dimanche, il appellera les autres candidats à le rejoindre.

Rendre caduc le second tour, pour éviter toute confrontation pendant l'entre-deux tours... Et montrer que les verts ont muri et appris de leurs erreurs. Pas sûr que tous les candidats l'entendent de cette oreille.

Chez les socialistes, on compte sur Sandrine Rousseau pour bousculer cette primaire.

"Yannick Jadot sera probablement désigné" se résigne un proche d'Anne Hidalgo. Un résultat loin d'arranger les affaires de la candidate socialiste. Des 5 prétendants à l'investiture écolo, Yannick Jadot est celui considéré le plus proche de sa ligne. "C'est la candidature la plus concurrentielle pour nous" confirme un proche de la maire de Paris.

Alors l'espoir, c'est une contestation entre écolos. "Ça risque de faire des bulles, ils peuvent se déchirer. On peut faire confiance à Sandrine Rousseau pour mettre le bins" espère-t-on parmi les conseillers d'Anne Hidalgo.

Le retour des divisions entre écolos, c'est justement ce que veulent éviter à tout prix les organisateurs de la primaire.

Un des agitateurs de cette primaire, Jean-Marc Governatori, craint que l'élection soit infiltrée par La France Insoumise.

"C'est quand même bizarre qu'il y ait autant de votants, on est passé de 20.000 à 120.000" s'interroge le candidat centriste de cette primaire. Lui, ne voit que deux explications possibles: soit ce sont des personnes convaincues par son discours qui se sont inscrites en masse. "Si c'est le cas je gagne la primaire" assure-t-il. Soit Jean-Luc Mélenchon fait de l'entrisme. 

"Il est tout à fait capable d'avoir demandé à 30.000 personnes de s'inscrire" soupçonne Jean-Marc Governatori. Des sympathisants LFI plus proches a priori de Sandrine Rousseau ou Éric Piolle. Malgré tout, le candidat l'admet, il y a eu du ménage parmi les inscrits, un filtrage validé par son équipe de campagne. Et il l'assure: il n'envisage aucun recours quel que soit le résultat. 

Le service politique de RMC