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Présidentielle: au 2e tour, Philippot votera "tout sauf Macron", même si c'est Mélenchon

Invité de RMC ce vendredi, Florian Philippot, qui soutient Nicolas Dupont-Aignan à la présidentielle, a expliqué pourquoi il veut absolument que le président sortant, Emmanuel Macron, ne soit pas réélu.

La campagne présidentielle du premier tour touche à sa fin. Et certains pensent déjà à l'entre-deux-tours. Florian Philippot, qui a rejoint la campagne de Nicolas Dupont-Aignan, était l'invité de RMC ce vendredi matin, et a détaillé pourquoi il avait rejoint le candidat de "Debout la France".

"C'est un candidat qui défend les libertés et l'indépendance de la France. C'est le seul candidat à proposer un référendum sur notre appartenance à l'UE, c'est absolument fondamental. Ce projet-là, je ne le reconnaîs pas chez les 11 autres candidats", confie le président des "Patriotes".

Il a également expliqué qu'en cas de non-qualification de ce dernier au second tour, il votera tout sauf pour le président sortant Emmanuel Macron.

"Je suis très clair. Quel que soit le candidat face à Macron, je soutiendrai ce candidat ou cette candidate parce qu'il faut faire barrage à Macron qui me semble être un véritable danger pour notre pays".

"Il faut absolument mettre de côté Macron"

Et ce, même si c'est le candidat de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, qui se retrouve face au président de la République au second tour.

"Moi, à titre personnel, oui. Je ne donnerai pas de consignes de vote, mais je pense qu'il faut absolument mettre de côté Macron, quelqu'un qui a montré sa dangerosité pour notre pays, pour nos libertés."

"Le petit télégraphiste de Bruxelles"

Il reproche notamment au président sortant -qu'il qualifie de "petit télégraphiste de Bruxelles"- un "projet extrêmement inquiétant".

"La retraite à 65 ans, c'est ce que demande comme par hasard la commission européenne depuis des années, et justement Macron veut le faire, et puis tant d'autres choses..."

Il appelle au premier tour à voter "pour ses convictions" en "sortant les sondages de notre tête", se méfiant des dernières intentions de vote en prenant exemple de la dernière campagne des élections régionales qui ont vu le RN a un niveau beaucoup plus haut que prévu. "Une élection n'est pas faite tant que tous les bulletins ne sont pas déposés dans les urnes", martèle-t-il.

J.A.